Vanille
I Will :
Me revoilà, j'ai enfin fini ce chapitre, yes ...
Je vous souhaite une bonne lecture...
Chapitre 7 : Vanille.
Riza, sous la pression populaire (^^), dû inviter ses deux collègues à dîner. Après avoir mangé d'excellentes pattes à la sauce tomate préparées par les deux seules jeunes femmes de la soirée, une discussion s'installa dans le petit groupe :
_ Dites-moi lieutenant, avez-vous de la famille dans la région ? Demanda assez timidement Havoc de peur des représailles de la part de la jeune femme.
_ Oui, mon grand-père vit à Central, depuis quelques années.
_ Et dans quelle branche travaillait-il, enfin si ce n'est pas indiscret ? Demanda Havoc.
_ Cela ne l'est pas, il est actuellement au service de notre armée, et je dois aussi dire que depuis pas mal de temps, il a développé une certaine passion pour les échecs, finit-elle
On entendit, après les révélations de Riza, le général de brigade Mustang s'étouffer avec son verre d'eau, ce que ne manqua pas de remarquer Edward qui lui servit une réplique cinglante. Prétextant débarrasser la table, Riza alla dans la cuisine et quitta la pièce. Ce qui n'empêcha pas notre cher lieutenant Havoc de continuer son interrogatoire sur ses collègues :
_ Et vous général, il y a une question que je me pose depuis un bon moment, dit Havoc.
_ Allez-y, je crains le pire.
_ Vous avez des frères et s½urs ?
_ Oui, trois s½urs.
Les yeux d'Havoc s'illuminèrent soudainement, comme si le général venait d'annoncer un miracle :
_ Ne cherchez même pas, cela ne sert à rien. Les trois sont mariées et ne souhaitent pas changer de maris.
_ Mais...
_ Je vous dis que vous perdez votre temps. En plus mes deux s½urs ainées vivent dans l'est, quand à la dernière, et bien... vous n'êtes pas prêt de la rencontrer puisqu'elle vit hors des frontières de ce pays, conclut-il.
Havoc paraissait dépité, les trois seules femmes dont il était totalement sûr qu'il ne les lui piquerait pas, était toutes mariées, il se résigna et changea de sujet :
_ Bon tant pis. Où est passé le lieutenant ?
_ Bonne question, dit Roy.
Voyant l'heure tardive qu'affichait sa montre le lieutenant se leva, récupéra sa veste et s'apprêta à partir :
_ Je crois que je vais faire comme la mécanicienne d'Edward, je vais aller me coucher, dit Havoc, un sourire moqueur sur les lèvres.
Cette phrase fut comme un électrochoc pour Edward, il allait se jeter sur le fumeur, sans grande réussite puisque son frère l'en empêcha en le retenant par le bras. Après que Al ai réussi à calmer Ed, Roy partit à son tour. Winry était partie se coucher depuis une bonne demi-heure déjà. Ed et Al la rejoignirent. Alphonse décida au plus grand désarroi d'Ed et surtout sans lui laisser le choix de dormir sur le matelas installé au sol. Ed allait donc dormir avec Winry ce qui n'arrangeait pas la couleur du visage de celui-ci. Roy était sur le palier quand de la lumière se fit apercevoir en haut des escaliers. Il monta et trouva à sa grande surprise sa subordonnée assise sur l'un des rebords du toit, les cheveux détachés qui flottaient dans le vent et les yeux rivés vers les étoiles. Elle tourna la tête et regarda son supérieur :
_ Il y a un problème ? Demanda Riza.
_ En effet, j'ai appris que j'ai failli me faire tuer à la gare ...
_ Ah, ...
_ Par mon premier lieutenant, finit-il.
Elle refixa ses yeux vers le ciel.
_ Vous avez eu de la chance, que Winry et Alphonse m'aient arrêté car je crois que vous ne seriez pas là actuellement, déclara-t-elle. Vous avez aussi du courage de venir me parler sans personne pour vous protégez, continua-t-elle.
_ Mais c'est vous qui me protégez normalement, se défendit-il.
_ Si vous continuez dans cette direction, je crois que je ne pourrai plus vous protéger...
Il soupira, elle avait raison comme toujours. Il se résigna et déposa sa veste sur les épaules de son lieutenant et parla avant qu'elle ne proteste :
_ C'est pour éviter de vous retrouver congelé, car vous semblez ne pas vouloir redescendre à votre appartement.
_ Pourquoi êtes-vous venu ? Je suppose que ce n'était pas pour manger des pattes.
_ J'avais oublié, je suis désolé. Il semblerait que le haut commandement nous envoie deux nouveaux membres, déclara-t-il.
_ Les connaissons-nous ? Demanda-t-elle souhaitant en savoir un peu plus sur ses nouveaux collègues.
_ Non je sais seulement qu'il s'agit d'un lieutenant et d'un sergent, répondit-il.
Elle se leva de son banc improvisé et lui indiqua son intention de rentrer, ils redescendirent vers l'appartement de Riza. Dans les escaliers, Riza rendit la veste à son supérieur :
_ Pourquoi avoir mentit ? Questionna-t-elle succincte.
_ A propos de quoi ? Répondit-il incrédule.
_ De la raison qui fait qu'il y a une dizaine de jour vous avez brutalement quitté votre travail, pour ensuite vous mettre à travailler comme un officier normal ...
_ Je suis grillé. Comment avez-vous deviné ?
_ Vous ne savez pas mentir, général.
_ Je sais parfaitement mentir, c'est vous qui êtes trop forte pour moi, dit-il en plaisantant.
_ Et donc quelle est la véritable raison de votre soudaine envie de travailler?
_ Et bien...Parce que j'ai promis à une gamine de 3 ans de passer du temps avec elle après le travail, donc il fallait que je finisse plus tôt.
Ils arrivèrent devant l'appartement de Riza. Ils semblaient tous les deux ignorés comment se comporter. Roy décida de prendre les devants. Il dirigea sa main vers le visage de Riza pour que leurs regards se croisent, il avança son visage vers le sien pour poser délicatement ses lèvres sur les siennes. S'en suit alors un long et langoureux baiser.
Flash Back :
Le ciel était d'un bleu magnifique où aucuns nuages n'osaient s'aventurer. Un temps parfait pour flâner entre les différents stands que proposait le festival d'East City. Parmi la foule se distinguait un couple, où ce qui ressemblait à un couple, qui se baladait tranquillement profitant de la journée avant leur retour sur Central avec les frères Elric. Ils passèrent devant un mini stand de tir, pour gagner des peluches et différents lots. Roy regarda le stand avec un regard amusé ce qui n'échappa à Riza, qui leva les yeux au ciel :
_ Pourquoi ne pas essayer ? Proposa le brun.
_ Et que ferons-nous du lot ? Demanda Riza.
_ Pourquoi ne pas le garder ?
_ Sans façon, c'est beaucoup trop encombrant, déclara-t-elle.
_ Et bien si ça ne vous dérange pas, moi je vais le garder.
Riza ne répliqua pas mais se demandais ce qu'il allait bien pouvoir en faire. Ils s'approchèrent du stand de tir. Le forain les remarqua et les invita à tenter leurs chances avec un petit sourire d'escroc accroché sur son visage. Il proposa à Roy de commencer en murmurant à celui-ci que c'était le moment d'impressionner la demoiselle. Il se retint de rire et se lança dans le « dégommage » des cibles avec un fusil à plombs. Sur les cinq cibles il n'en eu que deux. Roy donna alors le fusil à sa subordonnée. Le forain allait lui expliquer comment s'en servir. Il devint blanc comme un linge quand Riza se mit à pointer les cibles en métal avec une assurance digne d'un tireur d'élite (tiens ce n'est pas son boulot ?). Elle visa la première cible qu'elle eu sans aucun problème. Il en fut de même pour les quatre autres. Le forain n'en revenait pas et Roy riait intérieurement :
_ Pourrions-nous récupérer notre lot ? Questionna le brun.
_ Cela ne vous dérange pas qu'elle soit meilleur que vous dans un domaine d'homme ? Questionna le forain discrètement.
_ Si elle ne l'était pas, elle ne travaillerait pas avec moi, répondit Roy.
Le forain donna la peluche au général et le «couple » s'éloigna pour continuer leur visite du festival. Ils quittèrent le festival aux alentours de vingt deux heures.
Ils venaient de se séparer pour rejoindre leur chambre respective. Riza alla vers la salle de bain afin de changer. Elle en sortit dix minutes plus tard les dents brossées, les cheveux lâchés et coiffés, et habillée d'une nuisette en soie dorée avec de fines bretelles et qui lui arrivait au-dessus des genoux. Elle allait se coucher quand quelqu'un frappa à sa porte. Elle se trouva alors en face du général de brigade Roy Mustang affichant un visage désespéré. En découvrant la tenue de son lieutenant, il n'arriva pas à articuler le moindre mot, mais se ressaisit avant que Riza ne s'en rende compte :
_ Les gamins ont fermé la porte. Et j'ai la triste impression que celle-ci ne s'ouvrira pas avant demain matin. Je vous en prie, ne me laissez pas dormir dehors ? La supplia-t-il ave une moue digne du chat potée.
Elle essaya de résister à ce regard des plus apitoyant, mais n'y arriva pas. Elle le laissa donc entrer. Il afficha un sourire des plus radieux :
_ Arrêtez de sourire bêtement où vous allez réellement dormir dehors, signala-t-elle.
Un léger « gloups » se fit entendre, car le général savait que son premier lieutenant était capable de le faire, qu'il soit son supérieur ou pas. Mais il n'allait pas se laisser faire, il voulait la repousser dan ses derniers retranchements, il voulait savoir jusqu'où il pouvait aller. Elle allait lui en vouloir mais ... :
_ C'était une belle journée, n'est-ce pas ?
Il posa le lot gagné c'est-à-dire un ours en peluche sur le bureau de la chambre :
_ Hum... « Ça lui prend souvent de poser ce genre de questions, il est étrange ces derniers temps... », Répondit-elle évasivement.
Elle rangeait sa trousse de toilette dans sa valise, pendant ce petit laps de temps, elle n'entendit pas Roy se déplacer et aller vers elle. Elle se retourna pour aller se coucher, mais elle fut stoppée par Roy qui, sans raisons qu'elle ne connaissait, déposa ses lèvres sur le siennes. Tout d'abord surprise par son geste et son attitude, elle se laissa aller à cette étreinte.
Il pouvait sentir son parfum, un parfum d'une extrême douceur et simple, mais à laquelle il ne pouvait se détacher. Une odeur de vanille. Il ne savait pas ce qu'il l'avait poussé à franchir ce pas, peut-être les paroles de son défunt et tant regretté ami Maes qui lui répétait sans arrêt :
« Trouves toi une belle petite femme à aimer, épouses-là, fondes ton foyer,... »
Ou même :
« Ouvres les yeux Roy, bon sang, parfois ce que tu cherches est sous ton nez et tu ne le vois même pas,... »
Oh que si, il l'avait vu, mais il y avait ces uniformes, ces satanés uniformes. Mais depuis quelques secondes, il se fichait totalement de tout ça, ce qu'il voulait c'était elle. Il l'embrassa tant pis pour la futur gifle, sauf que celle-ci ne vint pas. Il resserra alors sa prise pour être sur de ne pas rêver.
Pourquoi elle faisait cela ? Elle ne savait pas et elle s'en fichait, c'était trop tard, elle était dans les bras de l'homme qu'elle aime depuis si longtemps. Elle s'arrêta de penser à des choses futiles pour savourer l'instant qu'elle partageait avec Roy. Tant pis pour les conséquences.
Il la regardait dormir depuis une heure, peut-être même plus, mais il ne s'en lassait pas. Ne résistant plus, il l'embrassa délicatement sur le front, puis le nez pour ensuite les déposer sur ses lèvres, qui elles répondirent à l'échange.
Fin du Flash Back.
Les bras de Riza enlacèrent naturellement le cou de Roy. Cela faisait bien 10 minutes qu'ils étaient sur le perron :
_ Si on continuait ailleurs, proposa-t-il.
_ J'aurais volontiers accepté mais mon supérieur a eu la brillante idée de me donner de nouveaux locataires, lui murmura-t-elle à l'oreille.
Elle lui effleura les lèvres puis rentra dans son appartement, laissant le général de brigade Mustang tout penaud sur le palier de l'appartement de son lieutenant préférée.
Le lendemain matin, toute la team Mustang s'activa pour accueillir les deux nouvelles recrues. Vers 10 heures, le général Mayen les amena et quand il fut parti le sergent Fuery s'écria :
_ J'ai gagné ! dit-il en se levant d'un bond.
Il se rassit sous les regards étonnés des nouveaux arrivants et l'air dépité d'Havoc. Les recrues se présentèrent :
_ Je suis le lieutenant Marc Belco, c'est un honneur pour moi de travailler avec vous, annonça-t-il.
Le capitaine était d'assez grande taille, les cheveux bruns et les yeux châtains clairs. Il dégageait un certain charme. Roy n'avait pas relevé la tête, toujours dans l'un de ses dossiers.
_ Bonjour, je suis le sergent Catheline Sence et c'est aussi un honneur de pouvoir travailler avec vous, se présenta-elle.
Cette voix, Roy la connaissait, il leva enfin la tête et vit une jeune femme de taille moyenne, les cheveux châtains clairs et les yeux verts forêts. Il soupira à la vue des deux soldats et présenta le reste de l'équipe. La journée se déroula normalement jusqu'à ce qu'un soldat apporte un nouveau dossier au général. Ce dossier était un ordre de mission :
_ Nous avons une mission d'infiltration, déclara-t-il.
Fin du chapitre 7 : Vanille.
En espérant que cela vous est plus, au prochain chapitre...
Haru de la goldenpair.