Sushi Maki

Sushi Maki
Pardonnez mon absence prolongée sur les tabloïds (houla je m'enflamme !)
Très bien donc sans plus attendre... Le chapitre 7
Bonne lecture.


Samedi matin au Lycée


La ville avait des allures de coton, la neige avait pris place dans tous les coins et les recoins de Tokyo. L'air était frais et vivifiant. Le soleil timide mais présent s'était levé au aurore. Cette matinée s'annonçait divinement calme, contrastant horriblement avec les événements de la veille.

Dans un des appartements immaculés de blanc, une jeune femme avait peine à se réveiller en entendant, son réveille-matin inhabituellement activer un samedi. Les yeux encore rouges et gonflés, par une trop grande activité lacrymale durant la nuit. D'un geste habitué, elle cessa les grésillements de l'objet de torture qui l'a sortait des songes qu'elle avait eu tant de mal à rejoindre quelques heures plus tôt.

Elle avait replongé dans un sommeil profond et réparateur des plus mérité lorsque son téléphone sonna :

_ Machi ?!

_ Moui...

_ Houlà ! Tu ne me parais pas bien réveillée.

_ C'est justement parce que je dormais.

_ QUOI ?!

_ Ah, mon dieu. Arrêtes de crier !

_ Mais... Tu devais m'aider à tout mettre en place dans le gymnase, pour la journée des métiers.

_ AH !

_ Là, c'est toi qui cries.

_ C'est pour ça que mon réveil a sonné ce matin ! Mayuko, je suis désolée... Tu peux t'en sortir sans moi ?

_ Ben, en plus d'avoir épousé le plus gentil des maris, j'ai pensé à recruter sa famille. Allez, ça va, ma grande. Mais, Machi ne sois pas en retard.

_ C'est promis, ne t'inquiète pas. Je serais là, et à l'heure.

Machi se leva, choisi une tenue appropriée, c'est-à-dire à la fois décontractée mais à l'image de son métier ; un chemisier blanc cassé, contrasté par un jean couleur bleue nuit auquel elle ajoutera des bottes noires à talons. Elle prit une douche en prenant le plus grand soin à faire dégonfler ses yeux au maximum, le maquillage fera le reste.

Elle prit sa veste noire et son manteau d'hiver dans l'entrée et sortit sous un magnifique soleil matinal qui réchauffa son c½ur à défaut de réchauffer son corps. Les tapis blancs de neige rendirent la luminosité du soleil presque agressive, et Machi protégea ses yeux de la main, des yeux encore meurtris de la veille. Machi n'était pas une adepte de la cuisine, même au petit déjeuner, de fait elle avait ses habitudes au café-bar au coin de sa rue, où elle prit le petit déjeuner gourmand, servi uniquement le week-end.

Les préparatifs pour la journée des métiers étaient terminés, grâce à la participation active de Mayuko, enseignant responsable, son mari et les élèves Hiro et Kisa, en dernière année de Lycée. Hatsuharu aussi était présent, mais l'artiste qu'il était ne participait pas au tâche de manutention, se réservant la finition : la touche déco.

Machi arriva au gymnase, dit brièvement bonjour aux présents et s'installa à son stand en y disposant quelques brochures et prospectus et l'effigie de sa société. Une société qu'elle aurait pu quitter la veille.
Si elle était aussi indépendante comme tout le monde semblait le croire, elle aurait pris le premier vol en direction de la France, en avant vers l'aventure, espérant ainsi donner un coup de pouce à sa carrière. Une carrière qui ne relèverait nullement d'un quelconque prestige familial mais dont elle seule en tirerait gloire et satisfaction, à la rigueur, elle était infiniment reconnaissance, envers ses amis, son démi-frère et bien sûr son petit-ami actuel. Il se peut que cette oportunité était celle qu'elle devait saisir, celle qu'elle attendait depuis sa plus tendre enfance.

Seulement, désormais, elle ne réfléchissait plus seule...

A dix heure et demie, la journée des métiers commença, sans Kimi qui avait vaguement expliqué qu'elle serait en retard, un problème d'ascenseur semblait-il.

Mayuko soupira fortement, ce que son attentionné de mari ne manqua pas de remarquer :

_ Le retard de Kimi était à prévoir, donc si ce n'est pas ça... Qu'est-ce qui préoccupe ma douce ?

_ Toi !

_ Moi ?

_ Ou plutôt Machi.

_ Et bien, moi ou Machi ?

_ Toi, qui ne fais pas ton travail ! La petite va mal.

_ Allons, un peu de fatigue est fréquent... Surtout, avec son poste. D'ailleurs, depuis quand joues-tu au infirmière ? Tu sais qu'on peut y remédier à la maison...

_ Arrêtes, on croirait entendre Shiguré. Prends un peu plus soin de tes patients, et je m'ocupperai peut-être de ton cas, répondit Mayuko avec un regard à faire palir plus d'un (c'est qu'elle est devenue irresistible, la prof... L'amour partagé lui donne beaucoup d'assurance.)

_ J'en prends bonne note, mais ce n'est surement rien, en ce qui concerne Machi.

_ Oui, mais j'ai l'impression que tu négliges ton travail, et ce parce que tu es trop présent pour moi. Je te rends inefficace.

_ Ne dis pas ça ! Tu fais de moi, un meilleur médecin. Je n'ai jamais été si aimant et à l'écoute de mon prochain. Et dois-je te rappeler que tu m'as offert le plus beau des cadeaux, ton amour et un fils, 3 ans après avoir accepté de devenir ma femme.

_ Hatori, mon amour. Tu me mets mal à l'aise... Et n'en profites pas pour remettre la question d'un deuxième enfant à l'ordre du jour.

_ C'est que j'aime tant cette idée, d'avoir des enfants avec toi, nos enfants.

_ Laisses moi, au moins en finir avec tous les anciens de la famille Sôma, finit-elle en regardant en direction de Hiro et Kisa.

_ Viens-tu de me dire que c'est pour l'année prochaine ?

_ Ne nous emballons pas ! Je dis que je commencerai à y songer à ce moment-là... Et dire, que il y a de cela dix ans, je ne pouvais même pas espérer que tu me regardes ou que l'on s'effleure...

_ C'est que je suis plein de surprises et de contradiction.

_ Menteur !

Et ils se mirent à rire, en parfaite symbiose. Sans prêter la moindre attention aux élèves abasourdis par une telle entente entre leur professeur et son mari, au sein même de l'école.

Dans un grand hôtel de la capitale, et précisément dans un ascenseur, deux voisins avaient une façon très particulière, de faire connaissance.

_ Je dois vraiment y aller, le coup de la panne dans l'ascenseur a certaines limites.

_ Et si je refuse...

_ Je serais contrainte de jouer de mes talents très particuliers pour profiter d'un moment de distraction, pour te filer entre les doigts.

_ Es-tu sure, de pouvoir y arriver ? D'après ce que je peux voir, tu n'es pas si insensible à mon charme, non plus.

_ Possible, mais je dois retrouver quelqu'un... Et crois-moi tu ne fais pas le poids !

_ Je suis né pour relever les défis improbables... Peut-être qu'un jour, cela me réussira...

Kimi profita des songes du jeune homme, pour appuyer sur le bouton marche de l'ascenseur. Au moment où les portes s'ouvraient, elle s'apprêta à sortir, pressée.

_ Bonne chance ! Si tu veux m'avoir, je te conseille d'arrêter de rêvasser.

Le jeune homme sortit de ses songes, et jura de retrouver cette magnifique créature, tout droit sortit de ses rêves les plus fous.

Ce que l'un comme l'autre ignorait, c'est que le destin les destinait l'un à l'autre.

De plus, ils étaient loin d'être de parfaits inconnus...

Fin du chapitre 7



Voilà je m'excuse pour cette longue attente.
J'espère que le chapitre pourra me faire pardonner, en gros j'espère qu'il est bon ^^
Je ne prends le temps de le faire corriger, donc désolée pour les fautes.
A bientôt
Hina (l'auteur occasionnelle =P) de la goldenpair

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# Posté le jeudi 04 décembre 2008 10:57

Modifié le mercredi 15 avril 2009 13:18

Sushi Maki

Sushi Maki
Chapitre 8 : Derrière le masque.


Dans le très prestigieux hôtel HILTON, un coup de téléphone de la réception réveilla le client :
_Bonjour, monsieur. Votre réveil comme désiré, il est 9 heures.
_ Moui...Très bien. Faites monter mon petit déjeuner dans une quinzaine de minutes, je vous prie.
_ Bien, monsieur.
L'homme alla dans l'immense pièce qui faisait office de « salle de bain » bien qu'en l'occurrence le mot était faible. Il y en avait pour tous les goûts, une douche avec jets, une baignoire, un bain à remous pouvant accueillir 2 voire 3 personnes, ainsi qu'un sauna et un hammam. En comptant, son sex appeal, il était impensable de ne pas lui louer une réputation de Don Juan. Qui sait ce qu'il a bien pu se passer dans cette pièce ? Et à en croire son sourire en coin, on ne peut nier que cette pièce ait été témoin de nombreuses de ses frasques. Mais, l'heure n'était pas aux souvenirs, aussi bons soient-ils.

En effet, il s'était levé, pour un but bien précis. Trouvé le petit-ami de Mademoiselle Kuragi.

Avant même, que son patron ait fini sa toilette, l'assistant de Takumi entra dans la suite :
_ Takumi ! C'est bon, je l'ai trouvé. Takumi ?
Takumi sortit de la salle de bain, à demi nu, une serviette étroitement serrée à la ceinture. Une petite serviette pendait sensuellement sur son épaule et d'une main, il effectuait de petits mouvements afin de sécher sa chevelure mouillée, les petites gouttes voguait de ses cheveux à son torse musculeux et le mouvement de son bras fit ressortir les musculatures de ses bras et de ses abdominaux, le rendant encore plus torride que d'ordinaire, s'il en était possible.
_ Ah. Tu es déjà sur le front. Tu as du nouveau ?
_ J'ai son adresse.
_ Ok. Tu peux me passer mes vêtements ?
_ Ah, euh... Oui, bien sûr. Voilà.
_ Allons, ne fait pas ton timide.
_ Tenez. Excusez-moi, je vais vous attendre dehors.
_ Très bien, je tacherai de faire plus attention la prochaine fois. Je ne voudrai pas troubler mon cher assistant.
« Celui-là ! Il ne peut pas s'empêcher de rouler des mécaniques. »
Takumi s'habilla avec empressement. La tenue de Takumi était moins professionnelle que la veille, mais elle faisait tout de même son effet. Notamment, grâce à l'incontournable jean brut, très viril, qui donnait à tous l'envie de bénir le créateur du jean. En effet, Takumi avait un physique parfait, et ses fesses auraient pu à maintes reprises faire les couvertures des magazines ou être placardées aux murs des plus grandes villes, sous l'enseigne de Dim, par exemple. Même en portant des mocassins hors de prix, nul ne fut intéressé par détourner son regard de ce physique divin. Une fois le choc provoqué par le jean plus ou moins passé, la chemise blanche entrouverte jusqu'aux premières courbes de ses pectoraux, laissant présager que son torse était parfaitement imberbe ou coquettement épilé. Le tout, élégamment enveloppé par une veste noire totalement ouverte, laissant croire à quiconque que le portail vers son corps, si ce n'est son c½ur, fut quelque chose d'accessible.
Il sortit de ses appartements, il tomba nez à nez avec une note laissée par Shinjiro, son assistant.
« J'ai fait annuler le service d'étage. J'ai constitué un petit déjeuner à emporter, pour ne pas perdre de temps. Vous trouverez le tout, avec l'adresse auprès du service de réception de l'hôtel. Une voiture avec chauffeur a également été appelée. Je me tiens à votre disposition, Shinjiro. »
« Où s'est-il encore envolé ? Ce garçon échappe à tout contrôle, parfois... C'est bien un des seul à ne pas considérer ma présence comme une bénédiction. »
Une fois descendue, et avant de prendre la route, Takumi voulu savoir si son cher assistant était toujours dans les parages. Le réceptionniste l'informa que le jeune homme qui avait laissé un mot et un petit déjeuner à l'intention de Monsieur Saeto, s'était retiré en direction des salons du hall.
_ Ah, je vois ! Les nouvelles sont-elles particulièrement passionnantes aujourd'hui ?
_ Pardon ?
_ C'est que je pensais qu'on pourrait prendre notre petit déjeuner ensemble, ajouta Takumi avec un sourire à tomber par terre.
_ Je... Excusez-moi. J'ai déjà mangé, ce matin.
Shinjiro détourna les yeux, il était semble-t-il difficile de soutenir le regard face à une telle créature. Tant pour son physique, que pour l'aisance à laquelle il sait l'utiliser à son bon vouloir.
_ Cela vous ennuierait-il de m'accompagner dans mon petit déjeuner improvisé ? Après tout, l'idée pique-nique vient de vous.
_ Bien sûr, monsieur. C'est mon travail.
_ Uniquement pour cela... Je ne pourrai plus me vanter auprès de quiconque que je suis connu pour ma compagnie agréable.
_ Vous n'avez pas besoin de le dire, pour que les gens vous trouvent agréable.
_ C'est bien le problème mon petit. Les gens ne voient en moi, qu'une coquille vide.
_ Les gens ! Pas moi.
_ Shin ?! Je...
Takumi était pensif. La raison pour laquelle, il s'était levé ce matin. Avoir appelé son assistant, au pied levé alors que leur travail était terminé. Ce qui lui restait à faire avant de repartir pour la France. Et, plus important encore... La raison de ses agissements, plus qu'inapproprié envers Shin. Comme, l'avoir délibérément provoqué ce matin, à la sortie de la douche, ou encore maintenant à lui dévoiler ses cicatrices les plus profondes. Non ! Honnêtement, il ne savait comment faire face à la situation.
_ Monsieur Saeto ? Un appel pour vous. Veuillez le prendre à la réception je vous prie.
_ Merci.
Il se leva en direction de la réception. Quand il sembla se souvenir de la présence de son assistant, il se retourna, afficha un air désolé et emprunt à une profonde déception et dit :
_ Pardon, mais je crois devoir te donner ta journée.
_ Mais...
_ Shin.
Evidemment, il le savait. A l'instant, où il prononçait son nom, Takumi avait l'avantage sur lui. Ils le savaient tous les deux. Pourtant, cette fois-ci, Takumi m'y ajouta ce visage si peiné, tellement adorable. Quiconque voudrait le prendre dans ses bras, et le réconforter de quelques maux que ce soient. Et, c'est avec un déchirement au c½ur que Shin rejoint son patron en ajoutant :
_ Ne vous surmenez pas. Je suis de repos pour toute la journée, donc n'espérais pas un massage ce soir, si la journée a été trop épuisante.
Takumi sourit, mais c'était un sourire mélancolique.
_ De toute façon, je ne me souviens même plus de la dernière fois, où tu m'as accordé cette faveur.
_ Vraiment ?
_ Ben si... Je m'en souviens ! Mais c'était il y a vraiment longtemps, répondit-il boudeur.
_ C'est qu'à l'époque, je voulais vraiment ce job. Je vous aurais même lavé les pieds.
_ Sérieux ?! Et, moi qui n'en aie pas profité.
Et, c'est finalement de bonne humeur que les deux jeunes hommes se quittèrent.

Le coup de téléphone annonçait un contre temps. Takumi devait régler certaines choses pour le boulot. Visiblement, ce n'est pas encore maintenant qu'il pourra s'occuper des choses qui lui tenaient vraiment à c½ur. Bien que son travail lui plaisait la plupart du temps. Cette fois, il aurait préféré passer son tour.

Quoique cela lui donner une excuse. Bien sûr, il était possible que cela ne soit pas la même famille. Mais, le nom de Sôma lui était particulièrement pénible. Est-ce que ce Yuki avait un quelconque lien avec Shiguré ?

La question était posée. Il n'avait pas osé demander à son assistant, de faire des recherches là-dessus. Et, puis le simple fait de le dire à haute voix, lui semblait être plus réel. Cela avait déjà été pénible de revenir au Japon, même après tout ce temps. Alors, le recroiser, ça.

Jamais.

Fin du chapitre 8 : Derrière le masque.
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# Posté le dimanche 26 avril 2009 12:43

Modifié le samedi 18 juillet 2009 17:36

Vers la lumière

Vers la lumière
Crédits: Les personnages de cette histoire m'appartiennent, si il y a une quelconque ressemblance avec une autre c'est un pur hasard....


Vers la lumière

Chapitre 1 : Une nouvelle vie.

Dans une maison aux traits traditionnels une jeune fille était penchée sur un corps inerte :
_ Grand-mère !!! ... Grand-mère, ... je t'en prie, ... ne me laisse pas toute seule, je ne veux pas que tu meurs... GRAND-MERE !!!

Une année s'était écoulée depuis que Nina avait perdu sa grand-mère. Elle se trouvait devant la tombe familiale des Forester. Elle regardait les noms inscrits sur la tombe en particulier ceux de ses parents. Sa grand-mère ne lui avait jamais raconté comment ils étaient morts, tout ce dont elle se souvenait est du jour de leur mort. Elle était venue la chercher durant la nuit et l'avait emmené chez elle sans rien lui dire. Elle n'a su que le lendemain matin la terrible nouvelle. Nina avait eu beaucoup de mal à se faire à sa nouvelle vie et aujourd'hui encore, suite au décès de l'une des personnes auxquelles elle tenait le plus, reconstruire sa vie n'avait pas été facile. Elle déposa sur la tombe un bouquet de roses blanches :
_ Je reviendrai poser des fleurs lorsque nous serons tous libres, je vous le promets.
Au loin un jeune homme, grand avec un visage aux traits fins, des cheveux courts et blonds et des yeux d'une couleur ambre, observait Nina. Jamais il n'avait pu lui dire combien il l'aimait. Il adorait regarder ses long cheveux bruns et ses yeux d'un vert émeraude somptueux. Ayant senti que quelqu'un l'observait Nina tourna la tête et s'aperçu qu'il s'agissait de Claus, son ami d'enfance. Sans lui elle n'aurait pas réussir à surmonter la mort de ses proches. Au fond d'elle même elle enviait la vie de son ami : sa famille, ses amis, sa maison toujours chaleureuse... Elle rejoignit donc Claus car depuis un an elle dînait souvent chez lui car avait-il dit « manger seule cela fait déprimer », en y repensant elle sourit sans que son ami ne s'en aperçoive. Une dizaine de minutes après ils arrivèrent devant une maison ressemblant énormément à la sienne, la seule différence est que cette maison là était vivante, elle regorgeait de vie. La lumière y était toujours présente même la nuit, on avait l'impression qu'elle chassait les mauvais esprits. Ils entrèrent dans la maison et la mère de Claus les accueillit pour ensuite les amener à la salle à manger où le dîner venait d'être servit. A la fin du repas elle remercia la mère de Claus et repartit vers sa maison. Arrivée, elle monta les escaliers, elle poussa la porte de sa chambre pour ensuite s'écrouler sur son lit. Elle repensa à la journée qu'elle venait de passer. Elle se redressa et se dirigea vers son bureau où elle s'assit. D'un des tiroirs elle retira une lettre, elle avait été écrite par sa grand-mère quelque temps avant sa mort. Elle relu la lettre pour la énième fois :

Ma chère Nina,
Si tu lis cette lettre c'est que je ne suis plus avec toi, j'aurai aimé te le dire de vive voix mais la maladie m'emporte et je ne crois pas que je tiendrais jusqu'à ton prochain anniversaire. Pardonnes- moi j'aurai dû te le dire bien avant mais j'avais peur que tu sois trop jeune pour affronter la vérité et ce qui pouvais t'attendre. Dans mon testament je te lègue la maison et tous les bien qui vont avec, je sais qu'elle te sera inutile alors je te conseillerais de la vendre et d'aller vivre dans la maison de tes parents. Je te lègue aussi un livre très important, car dans celui-ci tu trouveras tout ce dont tu auras besoin pour t'aider à accomplir si bien sur tu le souhaites, car je ne veux pas te forcer à choisir ce chemin, la quête qui t'es destinée. Et c'est à moi Eléonore Alina Forester te t'énoncer le but de cette quête. Aujourd'hui nous vivons dans un monde bordé de ténèbres, comme tu le sais due au puissant seigneur Shouki. Une légende parle d'un jour où six maîtres capables de contrôler un pouvoir qui lui est spécifique vaincraient les ténèbres régnant sur ce monde. Il y était aussi écrit que ces six maîtres furent guidés par une personne qui les avait réunis, cette personne c'est toi Nina. Tu vas te demander pourquoi n'est-ce pas ? Et parce que tu es la quinzième descendantes de notre famille et tu es née le jour où toutes les planètes du système solaires étaient alignées. Si tu ne te sens pas capable de le faire, brûle cette lettre et oublie cette histoire pour pouvoir avoir une vie normale, mais si tu crois assez forte ou si tu as la volonté de réaliser cette quête, alors quand tu sentiras que tu es prêtes pour ce long voyage qui risque de t'attendre, commence à lire le livre que je t'ai donné. Il te mènera vers les six maîtres et te guideras dans ton voyage. Pardonnes-moi encore une fois de ne te révéler que maintenant ton destin.
Eléonore.


Nina relut une dernière fois la lettre, elle ne savait pas pourquoi elle le faisait car elle connaissait déjà la réponse à ce qu'elle ferait. Elle l'avait décidé depuis la première lecture de la lettre. Elle la reposa sur son bureau et se résout à se coucher.
Le faible soleil entrait par la fenêtre de la jeune fille. Elle se réveilla en douceur, s'étirant comme un chat. Elle entendit alors le téléphone du salon sonner. Nina se dépêcha de descendre pour répondre à celui-ci :
_ Allô, dit-elle
_ Enfin tu réponds, cela va faire une heure que j'essaye de te joindre, qu'est-ce que tu faisais ?
_ Je dormais comme toute personne un temps soit peu normal, et pourquoi m'appelles-tu, Claus ?
_ Tu sais quelle heure il est ? Demanda-t-il à son amie.
_ Non, je viens de te dire que je me réveillais à l'instant...
_ Il est plus de onze heures Nina et on est Jeudi, as-tu oublié tes cours à l'école ? Dit-il exaspérer par l'attitude de son amie.
Elle lui raccrocha au nez sans même dire un mot. Elle ne voulait pas qu'il soit au courant de ses projets, elle ne veut qu'il soit impliqué dans son histoire. Elle se dirigea donc vers la salle de bain pour y prendre une bonne douche, pour ensuite se préparer à partir. Elle déjeuna tranquillement, et commença à lire le petit livre que lui avait donné sa grand-mère. Le premier chapitre débuta étrangement :
« Cherche en la fin le destination qu'il te faudra trouver ».
Elle lisait tranquillement le livre dans le salon sur le canapé et avait étalé tous les documents dont elle aurait besoin pour son voyage. Elle commençait à peine le troisième chapitre que la sonnette retentit. Elle alla ouvrir et fut surprise de voir son ami d'enfance en colère. Il entra dans la maison et se dirigea vers le salon, là il trouva tous les papiers sur la table basse et aperçu la lettre, il la pris et la lu. Nina se rendant compte de se qu'il tenait dans la main, elle s'en voulu de l'avoir laisser sur la table. Maintenant le mieux était de le convaincre de ne pas la suivre car le connaissant, elle savait que c'est ce qu'il ferait.
_ Tu n'as pas l'intention de partir ? Demanda-t-il sérieusement
_ Si et tu ne viendras pas, répondit-elle sèchement pour qu'il parte.
_ Hors de question que tu fasses ce voyage toute seule.
_ Attends tu ne crois pas que ce qui ait écrit sur ne sont que des histoires à dormir debout ? Demanda-t-elle curieuse.
_ Non, pourquoi ? Ta grand-mère n'était pas le genre de personne à plaisanter surtout sur Shouki.
_ C'est vrai, mais cela n'empêche que tu ne viens pas avec moi, compris ?
_ Je suis désolée mais je ne te laisserai pas partir toute seule, ta grand-mère n'aurait pas voulu que ...
_ Qu'est-ce que tu sais de ma grand-mère !? Cria-t-elle.
Elle commença à pleurer, Claus s'en voulant la pris dans ses bras pour la calmer.
_ Non, il est vrai je ne sais pas grand chose d'elle, mais il y a une chose dont je suis sûr c'est qu'un voyage que l'on fait seul est toujours plus ennuyeux qu'à deux.
_ Je ne sais pas si je devrai y croire, ... c'est quand même étrange ... d'un côté je veux le faire car ici il n'y a plus grand chose à quoi je peux me rattacher et d'autre côté je ne veux pas partir car cela me fait terriblement peur, dit-elle toujours dans ses bras.
_ Bien alors c'est décidé je viens avec toi.
Elle soupira elle savait que cela ne servirait à rien de continuer. Il relâcha son étreinte et elle pu alors s'assoire et continuer ses recherches quant à la première destination. Au bout de quelques minutes il brisa le silence qui s'était installé entre eux deux.
_ Et quand devons nous partir ? Interrogea-t-il.
_ Dans deux jours. Il vaudrait mieux que personne ne soit au courant de ce que nous allons faire car si « il » l'apprenait cela rendrait la mission encore plus difficile, dit-elle simplement.
_ Et que devons-nous faire ?
_ Nous devons trouver les six maîtres de la légende et les réunir pour qu'il puisse vaincre Shouki et son armée, enfin je crois.
_ Et bien on a du boulot, dit-il ironiquement car il savait que se ne serait pas une partie de plaisir. Je vais rentrer et voir ce que je peux prendre qui pourra nous aider.
_ Très bien, pendant les deux prochains jours il vaudrait mieux ne pas se voir.
_ D'accord on se retrouve à quelle heure ? Demanda-t-il.
_ Eh bien ... a minuit dans deux jours ? Je serais devant chez toi.
_ Alors à plus tard.
Les deux jours passèrent rapidement, trop rapidement au goût de Nina qui ne réussit pas totalement à déchiffrer le livre. Elle attendait donc Claus devant chez lui comme prévu. A l'intérieur de la maison de Claus s'apprêtait à partir quand Alex son petit frère le stoppa :
_ Où vas-tu ? Questionna-t-il. Qu'est-ce que tu vas faire ?
_ .........
_ Mais réponds moi, grand frère !!!
_ Je suis désolée Alex je ne peux pas te le dire.
_ Pourquoi ?!
_ Dis à papa et maman que je les aime et qu'ils ne s'inquiètent pas pour moi, d'accord ?
_ Non tu le feras toi même !
_ Alex je dois partir, laisses-moi passer s'il te plaît ?
_ Non, il en hors de question.
C'est alors que Claus l'assomma et il l'emmena dans sa chambre pour le déposer délicatement sur son lit :
_ Pardonnes-moi petit frère, mais je dois le faire, lui murmura-t-il.
Il quitta alors la maison et rejoignit Nina.
_ Que s'est-il passé ? Demanda-t-elle.
_ Alex voulait m'empêcher de partir, j'ai du l'assommer pour qu'il me laisse partir.
_ Je suis désolée...
_ Non ce n'est pas de ta faute, ajouta-t-il.
C'est ainsi que commença le voyage de Nina et Claus. Une quête difficile qu'ils ont bien l'intention de mettre à bien.

Fin du chapitre 1.
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# Posté le dimanche 27 avril 2008 07:36

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 17:50

Vers la lumière

Vers la lumière
Vers la lumière :

Chapitre 2 : la première destination.


Après une vingtaine de minutes de marche, les deux adolescents arrivèrent à l'une des gares routières de la ville. Mais un problème se posait devant eux : dans quelle direction aller ?
_
Il vaudrait mieux quitter la ville le plus vite possible sans se poser de questions quand à la destination que l'on doit prendre, annonça Nina, je ne pense pas que ton petit frère ne reste éternellement endormi. On réfléchira plus tard ou dans le bus la direction à prendre, tu es d'accord ? Demanda-t-elle.
_ Je su
is de ton avis.
Il regarda rapi
dement les prochains bus qui partaient prochainement.
_ Il y a le b
us pour Haven West dans huit minutes, déclara-t-il.
_ Très bien partons pour Haven We
st.
Ils montèrent dans le bus vide. Heureuse
ment pour eux il n'y a pas de conducteur, tout est informatisé aujourd'hui. Nina se souvint d'une histoire comme quoi autrefois c'était les hommes qui conduisaient les bus et que l'informatisation de toutes les machines avait créé une crise économique importante, beaucoup de personne s'était retrouvée au chômage sans comprendre pourquoi. Cette histoire lui rappela sa grand-mère disparue. Elle attrapa alors son sac où se trouvait l'ouvrage qu'elle lui avait légué. Elle l'ouvrit au chapitre ou elle en était restée, elle se remit donc à sa lecture pour essayer de connaître la première destination à suivre. Avant de commencer, elle regarda le cadran indiquant le temps qu'ils mettraient pour aller jusqu'à leur destination :
_ 150 minutes, je pense que j'aurai le te
mps de dormir un peu, murmura-t-elle.
Et elle se plongea dan
s sa lecture. Au bout d'une dizaine de minutes, elle se mit à tourner rapidement les pages du livre pour arriver au premier chapitre. Là elle relut l'instruction qui était écrite entre le titre de l'histoire et le premier paragraphe :
_ Cherche en la fin la destination à suivre, lit-elle.
Puis elle se laissa
aller à la fin de chaque chapitre de cette terrible comptine racontant la vie d'une jeune fille qui savait soignée les blessures mais que la mort poursuivait. Nina en déduit que c'était le maître de la vie. Mais selon l'histoire, le maître serait isolé, enfermé à cause de ce pouvoir. Après avoir parcourue la fin de chaque chapitre elle réussit à reconstruire la phrase suivante : « la vie ne fait que briller. Seule la plus brillante des étoiles du ciel peut l'égaler. »
Elle relut plusieurs fois la ph
rase puis s'écria :
_ Mais bien sur !
Claus se r
éveilla surpris et regarda Nina d'un air des plus étonné :
_ Que se pas
se-t-il ? Demanda-t-il curieux de savoir ce qui avait poussé son amie à crier.
_ Je sais où se
trouve le maître de la vie, annonça-t-elle. Je crois qu'on a bien fait de partir en direction de Haven West.
_ Je crois que je vais m
e rendormir, dit-il à moitié endormi, je n'arrive pas à te suivre.
_ Eh bien tu t'endor
s facilement ...
Elle tourna la tête pour s
'apercevoir qu'il s'était de nouveau assoupi :
_ Tu en as de la ch
ance, murmura-t-elle.
Elle continua la lecture du livre. Pendant
le trajet, le bus s'arrêta trois fois. Elle repensa alors aux photos des bus et des trains d'une autre époque et se rendit compte que ce qu'elle appelait bus aujourd'hui ressemblait fortement à un train autrefois. Il fut environ trois heures du matin lorsque le bus s'arrêta à Haven West. Tous les passagers descendaient tranquillement. Sur les quais Claus se décida à écouter Nina quant aux découvertes qu'elle avait faite :
_ Alors
où se trouverai le maître de la vie ? Se renseigna-t-il. Pas loin j'espère ?
_ Malheureusement, si
, lui communiqua Nina. Il semblerait qu'elle soit sur Vénus.
_ Quoi
?! S'exclama-t-il. C'est une blague ?
Voyant le visage plu
s que sérieux de son amie, il se résigna :
_ Apparemment, non
. C'est pour cela que tu disais qu'on avait bien fait de venir ici, je comprends mieux. Tu veux donc prendre une navette à Everfor City parce qu'ils ne poseront aucunes questions quant aux raisons qui nous poussent à aller là-bas contrairement à Shou City. Que raconte l'histoire à propos de ce maître ?
_ Selo
n l'histoire elle serait enfermée à cause de son pouvoir. C'est tout à fait plausible dans le sens que Vénus se trouve surtout être une colonie où beaucoup de laboratoires de recherches y sont installés. C'est pourquoi il est extrêmement difficile de s'y rendre, c'est ultra sécurisé.
_ Très bien, ma
is si on se rend à Everfor il nous faudrait une couverture car on ne peut pas s'y rendre en touristes. Alors comment ? De plus nous avons de l'argent pour un voyage sur Vénus mais pas pour aller à Everfor.
_ Il est vrai.
Ils
réfléchirent au meilleur moyen de se rendre à Everfor, lorsque la faim les rappela à la réalité. Ils se décidèrent à trouver un café pour prendre un petit déjeuner ou quelque chose à manger. Ils sortirent donc de la gare routière et marchèrent vers le centre ville de Haven West. Là ils se rendirent compte qu'il était très tôt pour que les magasins soient ouverts. Ils durent attendre six heures et demie avant de trouver un café ouvert. Ils s'approchèrent d'un café qui ne paraissait pas trop louche à leur goût, ils entrèrent et fut accueillit par une petite fille d'a peine dix ans possédant de longs cheveux violets clairs et des yeux de couleur améthyste.
_ Bienvenue
au café du dernier espoir, que désirez-vous ? Demanda l'enfant.
_
Une table pour deux personnes, s'il vous plait.
_ Très bien suivez moi.
Nina et Claus la suiviren
t jusque dans le milieu de la salle où elle les invita à s'asseoir et leur tendit une carte, pour qu'ils prennent leur commande. Cinq minutes plus tard elle revint et prit leurs commandes. C'est alors que deux autres personnes vinrent s'asseoir à une table pas très loin de la leur. Leurs petits déjeuners arrivèrent et ils commencèrent à manger. La discussion sur la façon de se rendre à Everfor reprit :
_ Il faut qu'on trouve un m
oyen sur d'y aller.
_ Je sais mais
...
Elle s'arrêta voyant q
ue leur voisins de table les écoutaient trop attentivement à son goût. Ceux-ci se levèrent et se dirigea vers nos deux compères, ils s'approchèrent dangereusement et se stoppèrent au niveau de leur table :
_ Vous cher
chez un moyen pour vous faire de l'argent ? Questionna l'homme.
_ Car si c'est le cas
, on peut vous aidez si vous le voulez, déclara la jeune femme qui l'accompagnait.

Fin du chapitre
2 : La première destination

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# Posté le dimanche 27 avril 2008 10:09

Modifié le mardi 24 mars 2009 11:20

Vers la lumière

Vers la lumière
Vers la lumière :

Chapitre 3 : Haven West.


Nina et Claus se regardèrent un instant ne sachant que répondre. C'est alors qu'apparut un homme de grande carrure et chauve, ce qui effraya un peu Nina :
_ Zack, Kami que faites vous encore à glander ici je croyais que je vous avez donné un ordre de mission tout à l'heure, leur rappela-t-il d'un ton qui se voulait inquiétant mais qui n'eut aucun effet.
_ On y va, ne t'inquiètes pas et puis on n'est pas en retard ...
Remarquant que celui-ci ne plaisantait pas, Kami préféra s'arrêter et emmena son partenaire vers l'extérieur du café pour commencer leur travail. L'homme retourna son attention sur Nina et Claus :
_ Vous cherchez du travail ? Leur demanda-t-il.
_ Oui, répondit Nina.
_ Savez-vous manier des armes ou autre chose qui vous permettrez de vous battre? Continua-t-il.
_ Nous savons-nous battre, manier des armes blanches ou des armes à feu et nous utilisons aussi la magie, déclara-t-elle.
_ Cela tombe bien, je recherche de nouveaux membres pour protéger mes clients. Cela vous intéresse-t-il ? C'est très bien payer.
Ils se regardèrent un bref instant avant d'accepter la proposition. Par la suite leur nouveau patron se présenta :
_ Je suis le patron de ce café, je m'appelle Sean Well, c'est moi qui vous donnerai vos ordres de missions. Parfois vous vous occuperez du café, surtout au début mais ne vous inquiétez pas. Comment vous appelez-vous au fait ?
_ Moi c'est Nina Forester et mon ami c'est Claus Kea.
_ Forester ? Comme Sin et Lean Forester ?
_ Vous connaissez mes parents ? Demanda Nina enthousiaste de connaître un peu mieux le passé de ses parents.
_ Je les ai connu, en effet.
Un regard triste apparu sur le visage de Sean.
_ Je travaillais avec eux avant de créer ma propre agence ... avant ... qu'il ne soit assassiné.
Des larmes apparues le long du visage de Nina, elle n'en revenait pas, elle venait de rencontrer une personne qui avait côtoyé ses parents mais avait aussi appris qu'ils avaient été assassinés. La question qu'elle se posait à présent était qui, qui les avaient fait assassiner. Et pourquoi sa grand-mère n'avait rien dit, pourquoi lui avoir caché cette vérité. De plus en plus de larmes apparurent. Elle préféra sortir ne voulant montrer sa peine à des inconnus, Claus la suivit. Dans le café, la jeune fille réapparu à côté de Sean :
_ Papa, pourquoi pleure-t-elle ? Questionna la jeune fille.
_ Parce qu'elle est triste. Elle vient d'apprendre une triste nouvelle. Mais dis-moi que fais-tu encore ici, Lean ? Tu as classe, aujourd'hui. Allez va te préparer, Kami et Zack vont t'accompagner.
_ Génial ! S'écria Lean.
Elle partit alors se préparer sous les yeux de son père. Dehors, Claus avait rejoint Nina. Elle s'était assise sur un banc derrière le café, elle essuya les larmes qui continuaient de couler. Il s'assit à coté d'elle et attendit en silence qu'elle veuille bien parler. Au bout de cinq minutes, elle s'était calmée mais la fatigue du voyage se fit ressentir et elle faillit s'écrouler. Claus la rattrapa de justesse. Il mit sa main sur son front pour vérifier sa température ; elle était brûlante. Ils se dirigèrent vers l'entrée du café. Voyant l'état fiévreux de Nina, Sean décida qu'il vaudrait mieux l'allonger. Ils l'installèrent donc la chambre d'ami de l'appartement se trouvant au-dessus du café pour qu'elle se repose et reprenne des forces. En redescendant vers le café, ils croisèrent la jeune fille qui les avait servis :
_ A ce soir papa ! S'écria-t-elle.
_ Passe une bonne journée Lean !
Et elle quitta le café en compagnie de Kami et Zack toujours sous les regards de son père. Il se tourna vers Claus :
_ Ce matin tu m'aideras au café, et cet après midi je verrai de quoi tu es capable.
_ Aucun problème, lui répondit-il.
_ Bien, et puis toi et Nina logerez normalement dans l'un des appartements qui m'appartient dans la ville, lui annonça-t-il.
_ Mais nous ne ...
_ Pas de mais, je ne tiens pas à ce que mes employés se retrouve à la rue ou dans un hôtel miteux.
_ Merci beaucoup monsieur.
_ Appelles moi Sean.
_ D'accord.

Elle courait, mais le chemin était interminable, elle n'en voyait pas la fin. Elle se stoppa, c'est alors que d'étranges monstres apparurent, l'encerclant complètement. Elle lança un des sorts que sa grand-mère lui avait enseigné mais rien ne se produit, celui-ci ne fonctionnait pas. Elle fut alors engloutit par les monstres. Croyant que tout était fini, elle se réveilla, il faisait nuit et la pleine lune était présente. Elle entendit des cris, des bruits de coup de feu et encore d'autres cris. Elle vit un groupe d'hommes masqués sortirent de l'ombre et entrer dans la maison d'où provenait les cris. Elle les suivit et entra dans la maison, monta les escaliers. Plusieurs corps étaient au sol inanimé. Elle continua son chemin sans regarder les cadavres qui se trouver par terre. Elle arriva dans un salon, les hommes masqués s'étaient rassemblés autour de deux corps en particulier. Elle essaya de se frayer un chemin et arriva enfin devant les deux corps qu'elle ne connaissait que trop bien, ce fussent ses parents. L'un des hommes prit le téléphone qu'on lui tendait :
_ Mission accomplie, Sin et Lean Forester ont été abattu.
Et il raccrocha. Elle se réveilla alors brusquement et se retrouva dans une pièce qu'elle ne connaissait pas. Les rayons du soleil traversaient toute la pièce. Elle voulut quitter son lit mais elle fut d'un coup pris de vertige et se résigna à se recoucher le temps que ceux-ci passent. Elle observa le plafond en attendant qu'elle puisse se mettre debout. Une personne entra dans la pièce à ce moment, elle tourna la tête et vit Claus :
_ Tu te sens mieux ? Demanda-t-il inquiet.
_ Oui, mais ...
_ Tu nous as fait peur tu sais, cela va faire une journée que tu dors.
_ Je suis désolée.
_ Dans ton sommeil, tu criais et te débattais. De quoi as-tu rêvé ? Questionna-t-il.
_ Je ne sais pas trop, je ne me souviens de très peu de chose, mentit-elle.
_ Bon, tu peux te lever ?
_ Oui.
Elle quitta son lit et suivit Claus au rez-de-chaussée pour y retrouver Kami, Zack, Sean et la petite fille dont elle ne connaissait pas le nom assis au comptoir du café, discutant de tout et de rien. Lorsque Nina apparut, tous sourirent chaleureusement, ils étaient soulagés de voir qu'elle allait mieux.
_ Et bien notre nouvelle belle au bois dormant vient de se réveiller, se moqua Zack. Dis-moi Claus c'est toi qui as réveillé notre princesse ?
Claus rougit violemment ne contestant les paroles de Zack :
_ Hein ?! Mais non ...
Tous ne pouvaient plus se retenir de rire, même Nina riait de bon c½ur malgré le terrible rêve qu'elle venait de faire. Elle regarda à travers la fenêtre et vit que la vision qu'elle avait d'une vie paisible était bien loin, ne pouvant plus reculer sur ce qu'elle avait choisi de faire. Et alors, même si elle n'en profitera pas, le monde lui pourrait vivre dans le bonheur, dans la lumière et non dans la crainte et les ténèbres de ce monde qui planait depuis bien trop longtemps. Une main vint se poser sur son épaule. Elle se retourna et Sean lui sourit. Un sourire qui signifiait qu'elle ne devait pas s'inquiétée que tout se passerait bien, comme si il savait ce qu'elle faisait. Elle lui rendit son sourire, regarda de nouveau à travers la vitre mais ne s'y attarda pas, elle rejoignit le petit groupe qui riait des stupidités de Zack.

Fin du chapitre 3 : Haven West.
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# Posté le jeudi 27 novembre 2008 15:45

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 17:50