Très bien donc sans plus attendre... Le chapitre 7
Bonne lecture.
Samedi matin au Lycée
La ville avait des allures de coton, la neige avait pris place dans tous les coins et les recoins de Tokyo. L'air était frais et vivifiant. Le soleil timide mais présent s'était levé au aurore. Cette matinée s'annonçait divinement calme, contrastant horriblement avec les événements de la veille.
Dans un des appartements immaculés de blanc, une jeune femme avait peine à se réveiller en entendant, son réveille-matin inhabituellement activer un samedi. Les yeux encore rouges et gonflés, par une trop grande activité lacrymale durant la nuit. D'un geste habitué, elle cessa les grésillements de l'objet de torture qui l'a sortait des songes qu'elle avait eu tant de mal à rejoindre quelques heures plus tôt.
Elle avait replongé dans un sommeil profond et réparateur des plus mérité lorsque son téléphone sonna :
_ Machi ?!
_ Moui...
_ Houlà ! Tu ne me parais pas bien réveillée.
_ C'est justement parce que je dormais.
_ QUOI ?!
_ Ah, mon dieu. Arrêtes de crier !
_ Mais... Tu devais m'aider à tout mettre en place dans le gymnase, pour la journée des métiers.
_ AH !
_ Là, c'est toi qui cries.
_ C'est pour ça que mon réveil a sonné ce matin ! Mayuko, je suis désolée... Tu peux t'en sortir sans moi ?
_ Ben, en plus d'avoir épousé le plus gentil des maris, j'ai pensé à recruter sa famille. Allez, ça va, ma grande. Mais, Machi ne sois pas en retard.
_ C'est promis, ne t'inquiète pas. Je serais là, et à l'heure.
Machi se leva, choisi une tenue appropriée, c'est-à-dire à la fois décontractée mais à l'image de son métier ; un chemisier blanc cassé, contrasté par un jean couleur bleue nuit auquel elle ajoutera des bottes noires à talons. Elle prit une douche en prenant le plus grand soin à faire dégonfler ses yeux au maximum, le maquillage fera le reste.
Elle prit sa veste noire et son manteau d'hiver dans l'entrée et sortit sous un magnifique soleil matinal qui réchauffa son c½ur à défaut de réchauffer son corps. Les tapis blancs de neige rendirent la luminosité du soleil presque agressive, et Machi protégea ses yeux de la main, des yeux encore meurtris de la veille. Machi n'était pas une adepte de la cuisine, même au petit déjeuner, de fait elle avait ses habitudes au café-bar au coin de sa rue, où elle prit le petit déjeuner gourmand, servi uniquement le week-end.
Les préparatifs pour la journée des métiers étaient terminés, grâce à la participation active de Mayuko, enseignant responsable, son mari et les élèves Hiro et Kisa, en dernière année de Lycée. Hatsuharu aussi était présent, mais l'artiste qu'il était ne participait pas au tâche de manutention, se réservant la finition : la touche déco.
Machi arriva au gymnase, dit brièvement bonjour aux présents et s'installa à son stand en y disposant quelques brochures et prospectus et l'effigie de sa société. Une société qu'elle aurait pu quitter la veille.
Si elle était aussi indépendante comme tout le monde semblait le croire, elle aurait pris le premier vol en direction de la France, en avant vers l'aventure, espérant ainsi donner un coup de pouce à sa carrière. Une carrière qui ne relèverait nullement d'un quelconque prestige familial mais dont elle seule en tirerait gloire et satisfaction, à la rigueur, elle était infiniment reconnaissance, envers ses amis, son démi-frère et bien sûr son petit-ami actuel. Il se peut que cette oportunité était celle qu'elle devait saisir, celle qu'elle attendait depuis sa plus tendre enfance.
Seulement, désormais, elle ne réfléchissait plus seule...
A dix heure et demie, la journée des métiers commença, sans Kimi qui avait vaguement expliqué qu'elle serait en retard, un problème d'ascenseur semblait-il.
Mayuko soupira fortement, ce que son attentionné de mari ne manqua pas de remarquer :
_ Le retard de Kimi était à prévoir, donc si ce n'est pas ça... Qu'est-ce qui préoccupe ma douce ?
_ Toi !
_ Moi ?
_ Ou plutôt Machi.
_ Et bien, moi ou Machi ?
_ Toi, qui ne fais pas ton travail ! La petite va mal.
_ Allons, un peu de fatigue est fréquent... Surtout, avec son poste. D'ailleurs, depuis quand joues-tu au infirmière ? Tu sais qu'on peut y remédier à la maison...
_ Arrêtes, on croirait entendre Shiguré. Prends un peu plus soin de tes patients, et je m'ocupperai peut-être de ton cas, répondit Mayuko avec un regard à faire palir plus d'un (c'est qu'elle est devenue irresistible, la prof... L'amour partagé lui donne beaucoup d'assurance.)
_ J'en prends bonne note, mais ce n'est surement rien, en ce qui concerne Machi.
_ Oui, mais j'ai l'impression que tu négliges ton travail, et ce parce que tu es trop présent pour moi. Je te rends inefficace.
_ Ne dis pas ça ! Tu fais de moi, un meilleur médecin. Je n'ai jamais été si aimant et à l'écoute de mon prochain. Et dois-je te rappeler que tu m'as offert le plus beau des cadeaux, ton amour et un fils, 3 ans après avoir accepté de devenir ma femme.
_ Hatori, mon amour. Tu me mets mal à l'aise... Et n'en profites pas pour remettre la question d'un deuxième enfant à l'ordre du jour.
_ C'est que j'aime tant cette idée, d'avoir des enfants avec toi, nos enfants.
_ Laisses moi, au moins en finir avec tous les anciens de la famille Sôma, finit-elle en regardant en direction de Hiro et Kisa.
_ Viens-tu de me dire que c'est pour l'année prochaine ?
_ Ne nous emballons pas ! Je dis que je commencerai à y songer à ce moment-là... Et dire, que il y a de cela dix ans, je ne pouvais même pas espérer que tu me regardes ou que l'on s'effleure...
_ C'est que je suis plein de surprises et de contradiction.
_ Menteur !
Et ils se mirent à rire, en parfaite symbiose. Sans prêter la moindre attention aux élèves abasourdis par une telle entente entre leur professeur et son mari, au sein même de l'école.
Dans un grand hôtel de la capitale, et précisément dans un ascenseur, deux voisins avaient une façon très particulière, de faire connaissance.
_ Je dois vraiment y aller, le coup de la panne dans l'ascenseur a certaines limites.
_ Et si je refuse...
_ Je serais contrainte de jouer de mes talents très particuliers pour profiter d'un moment de distraction, pour te filer entre les doigts.
_ Es-tu sure, de pouvoir y arriver ? D'après ce que je peux voir, tu n'es pas si insensible à mon charme, non plus.
_ Possible, mais je dois retrouver quelqu'un... Et crois-moi tu ne fais pas le poids !
_ Je suis né pour relever les défis improbables... Peut-être qu'un jour, cela me réussira...
Kimi profita des songes du jeune homme, pour appuyer sur le bouton marche de l'ascenseur. Au moment où les portes s'ouvraient, elle s'apprêta à sortir, pressée.
_ Bonne chance ! Si tu veux m'avoir, je te conseille d'arrêter de rêvasser.
Le jeune homme sortit de ses songes, et jura de retrouver cette magnifique créature, tout droit sortit de ses rêves les plus fous.
Ce que l'un comme l'autre ignorait, c'est que le destin les destinait l'un à l'autre.
De plus, ils étaient loin d'être de parfaits inconnus...
Fin du chapitre 7
Voilà je m'excuse pour cette longue attente.
J'espère que le chapitre pourra me faire pardonner, en gros j'espère qu'il est bon ^^
Je ne prends le temps de le faire corriger, donc désolée pour les fautes.
A bientôt
Hina (l'auteur occasionnelle =P) de la goldenpair



