Sushi Maki

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Chapitre 2 : Sentiments mêlés

Dès qu'elle eût terminé son appel, Machi alla dans le vestiaire du personnel féminin où elle abandonna son tailleur au profit d'une sublime robe achetée quelques mois plus tôt, à l'occasion d'une soirée célébrant la fin des études supérieures. En compagnie de Yuki, elle était splendide. Tous les invités avaient succombé à son charme et enviaient ce couple modèle. Ce soir ressemblait beaucoup à cette soirée d'exception mis à part un changement de cavalier, pas vraiment légitime. Machi sentait que la situation était inconfortable et s'en voulut d'avoir choisit cet ensemble quelque peu inapproprié pour la circonstance. Malgré ses efforts pour se persuader que Yuki n'était pas blessé, elle ne pouvait s'empêcher de croire qu'il ne le supportait pas. Mais peut-être était-ce elle qui souhaitait que Yuki le prenne mal ? Hésitant à annuler le dîner de ce soir, elle fût arrêtée par un léger son émit par son portable. Celui-ci affichait « Dîner d'affaire avec M. Takumi Saeto ». Machi avait de l'avance puisque la conversation téléphonique avec Yuki avait peu duré, bien sûr ils n'étaient pas de ceux qui entretiennent des discussions enflammées par téléphone, préférant les ballades calmes et reposantes. Mais, récemment avec le peu de temps qu'accordaient leur travail, ils se voyaient moins et donc s'appelaient plus et plus longtemps. La situation avec Yuki restait confuse et inquiétait Machi mais en relisant le mémo de son portable, elle repensa aux règles simples qu'elle s'était fixées : pour être au top dans ses relations professionnelles comme personnelles, elle devait traiter un problème à la fois.
« Reste attentive et concentrée. Tiens-toi au planning. » Se dit-elle.
Elle prit donc le temps d'ajuster sa magnifique robe rose et les chaussures assorties. Mais, alors qu'elle entreprenait de faire un maquillage de soirée en accord avec sa tenue, son téléphone sonna. Elle ignorait qui l'appelait car le numéro entrant n'était pas dans ses contacts répertoriés. Elle espéra secrètement un appel de Yuki et fût déçu lorsqu'elle entendit la voix d'un autre. C'était son client déjà arrivé à proximité de l'entreprise de Machi. Il annonça courtoisement sa présence et invita Machi à prendre son temps. Même si son cavalier semblait prêt à attendre une femme des plus coquettes, Machi s'empressa d'ajuster sa tenue, son maquillage et sa coiffure très rigide en quelque chose de plus léger et voluptueux. Une fois satisfaite du résultat, elle rangea ses affaires soigneusement, sorti du vestiaire des dames et prit l'ascenseur pour quitter l'étage déserté par les employés.
Dans le Hall, un homme élégamment habillé regardait vaguement vers l'extérieur. A l'instant où il entendit les portes de l'ascenseur annonçant l'arrivée de sa cavalière pour la soirée, il se retourna légèrement curieux et subitement impatient. Lorsqu'il la vu si élégante, éblouissante, il ne put réprimer un sourire béat qui s'était inconsciemment installé sur son visage. Un peu gêné par son air d'enfant admiratif, il s'empressa de reprendre ses esprits et ne manqua pas de complimenter la jeune femme. Prise au dépourvu, Machi laissa échapper un petit son d'étonnement et crut rougir de honte. Elle s'excusa, l'homme en fit de même. Machi l'attirait réellement, au début ce n'était qu'un de c'est jeu de séduction auquel il se livrait si souvent puis il s'était rendu compte qu'outre l'attirance physique plus qu'évidente, il adorait son caractère et ses petits gestes voluptueux involontaires mais très évocateurs. Il savait qu'il entretenait un rêve, la belle avait déjà offert son c½ur à un prince des plus charmants, il n'avait pas encore eu la chance de le voir personnellement mais était impressionné par l'image immaculée que ce dénommé Yuki laissait derrière lui. Takumi ne sentait pas en confiance pour la première fois de sa vie alors qu'il était en concurrence pour une femme, en plus lorsqu'il essayait de charmer Machi, elle ne laissait pas même une once d'espoir. Cependant, il avait assez d'expérience avec les femmes pour savoir qu'elles étaient expertes lorsqu'il fallait cacher leurs failles, mais il ne voulait pas se faire trop d'illusion. D'un autre côté, malgré l'apparente perfection de leur relation, le couple ne parlait toujours pas de mariage.
_ Bonsoir, veuillez encore m'excuser pour cette requête de dernière heure, et je vous remercie infiniment de l'accepter.
_ Bonsoir, répondit simplement Machi.
_ Vous êtes sublime !
_ Merci, vous n'êtes pas mal non plus.
_ Peut-être, mais je suis loin d'égaler votre charme.
Machi, bien qu'habituée aux flatteries, rougit timidement.
_ Bien. Allons dîner, dit-il en proposant son bras à sa cavalière. Mais en voyant qu'elle hésitait, il demanda :
_ Y a-t-il un problème ?
_ Heu ... non. Allons-y dit-elle en lui accordant son bras.
_ Entendu. Un restaurant français cela vous convient?
_ Oui, si l'on peut conclure notre affaire en restant fidèle à vos origines.
Une fois décidés, ils se dirigèrent vers une somptueuse berline noire où monsieur Saeto conduisit Machi au restaurant '' Les Champs Elysées ''. En arrivant dans la rue commerçante où se trouvait le restaurant, ils ne remarquèrent pas un couple plutôt bruyant qui à la vue de Machi se cacha précipitamment dans une ruelle adjacente.
Après avoir évité de peu l'étouffement le jeune homme demanda des explications à sa compagne :
_ Motoko, mais qu'est-ce qui te prends ? dit Nao en reprenant son souffle
_ Je viens de voir Machi accompagnée d'un autre que Yuki!!! Dit-elle hystérique.
_ ET C'EST POUR CA QUE TU AS FAILLI M'ETRANGLER !!!!!!!!!
_ Tu ne comprends pas la situation. Machi est en train de faire porter des cornes à Yuki, c'est inacceptable !!!
_ Mais qu'est-ce que tu racontes, il y a forcément une explication.
_ Ah oui et laquelle? Je t'écoute ?!
_ Je ne sais pas, mais Machi n'est pas ce genre de femme.
_ Tu la défends ?
_ Et toi, tu le protèges !
_ Je n'y peux rien ... sanglota-t-elle
_ Allons ne nous emportons pas. Calmons-nous et tirons cette histoire au clair.
_ Comment ?!
_ Et bien, appelons Kakéru il aura surement une explication. C'est quand même de sa demi-s½ur et de son meilleur ami dont il est question.
_ Et alors, que fera-t-il de plus que nous ?
_ Il est le plus indiqué c'est tout ! Bon rentrons maintenant et cesse de t'occuper des affaires de Yuki. Promets le moi.
_ J'essayerai...
« C'est déjà ça » pensa-t-il.

Fin du chapitre 2 : Sentiments mêlés

H!n@
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# Posté le dimanche 27 avril 2008 10:33

Modifié le mercredi 05 août 2009 17:55

Sushi Maki

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Chapitre 3 : Révélations inattendues

La neige étincelait sous les lueurs des illuminations de Tokyo. Le décor était féerique et générait un petit air de bonheur planant sur la capitale et le monde entier en ces périodes de fêtes. L'atmosphère chaleureuse, malgré un paysage hivernal, rendit Yuki nostalgique et quelque peu triste à l'idée de ne pas pouvoir partager ce moment magique avec l'unique personne faisant vibrer son âme par sa simple présence. Il voyait des scènes touchantes tout autour de lui ; de jeunes enfants enthousiasmés, accompagnés de leurs parents peinant à suivre le rythme infernal imposé par leurs chers petits diables, qui allaient d'une vitrine à l'autre en un temps record ; un couple de quinquagénaires habitué à tout cet engouement, choisir avec minutie les cadeaux pour la famille ; et un père Noël fraîchement vieilli et métamorphosé pour les besoins du rôle, se débattre pour préserver sa fausse barbe en un seul morceau. Mais ce que Yuki redoutait plus que tout, était de croiser la route d'un de ses couples tendrement enlacé, unissant leur force afin de lutter efficacement contre le froid. Les voir discuter, se taquiner, rire aux éclats et finir par s'embrasser passionnément, lui serait insupportable. Kakéru se rendit compte que son ami faisait tâche dans ce panorama idyllique et le lui fit remarquer avec impertinence :



-Tu as une mine de dépressif ! Tu risques de faire peur aux enfants, plaisanta Kakéru.

-Je peux très bien rentrer, répondit Yuki contrarié.

Kakéru se rendit compte de la gravité de la situation et fut très embarrassé mais tenta de le cacher :

-Bon, écoute... Je n'aime pas te voir énervé...

-Je ne le suis pas, intervint Yuki.

-Très bien, donc ce n'est pas ta défaite dans l'affaire du petit Târo qui...

-Merci de me le rappeler ! Nous avons perdu au tribunal mais il a trouvé une solution convenable. C'est un coup dur, mais je dois me relever puisqu'il a bien pris la nouvelle.

-Bien, donc s'il ne s'agit pas du boulot... Aurais-tu des problèmes avec ma petite s½ur chérie ?

Kakéru attendit une réponse qui ne vint pas. Il poursuivit donc son raisonnement :

-Cela te contrarie tant qu'elle soit occupée, ce soir ?

-Je l'ignore. C'est possible...

-Surtout qu'elle est accompagnée !

-C'est pour son travail.

-Cela ne t'empêche pas d'être jaloux.

-Moi ? Jaloux ? s'emporta Yuki.

-Tout doux, mon joli. Ne joue pas « l'homme parfait » avec moi.



Yuki devint rouge de colère et se retint in extremis de porter un coup fatal à Kakéru (comme lorsqu'il se battait contre Kyo). En voyant que Yuki était au bord de la crise de nerfs, Kakéru préféra continuer avec plus de diplomatie :

-Pardon. Je ne devrais pas te taquiner à un moment pareil.

-Je ne veux pas être possessif et surtout pas jaloux.

-Quel mal y a-t-il à l'être ? Si tu l'aimes, tu as tout de même le droit de vouloir être avec elle et surtout craindre chacune de ses rencontres. Je dois avouer que la famille se défend !

-Comment cela « chacune de ses rencontres » ?

-C'est-à-dire que dans son travail, elle a de nombreux partenaires et est très courtisée...

-Je lui fais confiance, l'interrompit-il.

-Je commence à avoir faim ! Pas toi ?

-Elle rencontre sûrement de bons partis... Toute femme serait tentée mais Machi est...

-Komaki nous prépare sa spécialité, on va se régaler !

-Je veux construire quelque chose de solide, poursuivit Yuki sans prêter attention à la distraction volontaire de Kakéru.

-Tu veux lui construire une maison ?



Yuki exaspéré, s'emporta :



-Je veux l'épouser, s'écria-t-il.



Toute la rue commerçante s'arrêta et se mit à applaudir et à acclamer ce jeune homme très épris de sa bien-aimée. Yuki était gêné, mais en même temps il éprouva un apaisement étrange et une certaine fierté. Il avait enfin réussi à crier sans faillir son amour pour Machi.

-Et quand comptais-tu me l'annoncer ? La veille des réjouissances ?

-Quand mon frère a appris la nouvelle, je pensais qu'il s'empresserait de l'annoncer à toutes nos relations et vous êtes si proches...



*** Flash Back ***



Il hésita un instant mais finit par entrer dans le bâtiment. L'expression de son visage indiquait une tension assez grande pour qu'il ne puisse la dissimuler. Il avait presque fini son entretien qui jusqu'à présent se passait bien, il était sur le point de demander la plus grande des discrétions possibles dans sa future entreprise. Plus aucune crainte n'était visible sur son visage, il paraissait même soulagé voire enjoué. A cet instant, son grand calme fut interrompu par une lumière éblouissante venant de la porte qui s'était subitement ouverte mais avec une certaine légèreté, ce qui désignait une certaine aisance naturelle qui rendit Yuki instantanément anxieux :



-Motoko-san ! Ah excuse-moi, tu as un client...



Il semblait examiner celui qu'il venait de désigner avec une mine réjouie, contrairement à Yuki qui ne croyait pas être si « maudit ».



-Yuki, mon petit frère chéri dit-il avec un large sourire. Tu es venu me faire une surprise, comme c'est charmant ! Qu'est-ce que c'est ? Mais, je n'avais pas prévu de passer voir Motoko, aujourd'hui. Que fais-tu ici, dans ce cas ?



Yuki était pris de panique, complètement désorienté, il ne put répondre à la question de son frère.



-Il vient pour prendre quelques conseils, répondit Motoko sans aucune gêne.

« Je suis fichu ! », pensa Yuki. C'est alors que son frère le prit dans ses bras, d'une manière étonnamment très fraternel et lui chuchota à l'oreille :

-Ne t'en fais pas, c'est un moment très éprouvant à passer et demander une femme en mariage n'est pas une mince affaire mais je te promets de te soutenir dans cette épreuve. Bien sûr, je serais le gardien de ton secret jusqu'aux réjouissances.



Malgré ces belles paroles, Yuki se sentit vaciller et entendit deux voix lointaines et angoissées :



-Yuki ? Est-ce que ça va ? Yuki !!! Mon dieu, il ne réagit plus.



Ayamé et Motoko l'avaient installé sur un divan où il se réveilla quelques heures plus tard, un peu abasourdi par les récents événements. Lorsque la secrétaire remarqua que le prestigieux invité s'était réveillé, elle s'empressa de lui apporter un verre d'eau et de quoi lui éponger le visage. A peine eut-il le temps d'émerger que la secrétaire revint en compagnie de son frère aîné et Motoko qui montraient quelques signes d'anxiété. Une fois l'état de Yuki soigneusement examiné, Ayamé proposa de le raccompagner.



H!n@
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# Posté le lundi 16 juin 2008 15:06

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 17:47

Sushi Maki

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Chapitre 4 : Illusions, mensonges et trahison


Lorsque Machi pénétra dans le magnifique restaurant choisi par Takumi Saeto, un frisson grimpa tout au long de sa colonne vertébrale. Le prestige et le charme qui émanaient de cet endroit l'exaltaient, un sentiment intense de désir la submergea. C'est à ce moment, qu'elle se rendit compte qu'elle ne pouvait vivre cet instant pleinement, elle n'était tout simplement pas avec la bonne personne dans un endroit aussi magique que celui-ci, Yuki n'était pas à ses côtés et par sa faute il était sans doute seul à broyer du noir. Elle était mal à l'aise à l'idée de ne pas être présente pour lui, une fois de plus. Le sourire qu'elle affichait quelques instants auparavant s'estompa puis disparut totalement, laissant place à un visage marqué par le remords que ni le maquillage, ni les lumières tamisées ne pouvaient dissimuler.

_ Vous allez bien, demanda Takumi d'une voix des plus exquise.
_ Excusez-moi, prenez place je vous prie, je vous rejoins dans un instant.
_ Je vous accompagne, proposa poliment Takumi.
_ Non merci, je vais passer un coup de fil, répondit Machi avec une certaine froideur.

Machi sortit du restaurant et essaya de joindre Yuki sur son portable et chez lui sans succès. Elle pensa alors qu'il avait peut-être décidé de rejoindre Kakéru et Komaki pour le dîner. Elle appela le restaurant de Komaki et ce fût un employé qui lui répondit, celui-ci voulait lui faire la conversation mais Machi lui fit comprendre qu'elle était pressée et devait s'adresser à Komaki ou Kakéru. Après un moment, une voix brisa le silence :

_ Allo, Machi répondit la voix de Komaki.
_ Ah Komaki, enfin quelqu'un soupira Machi.
_ Qu'y a-t-il ? Rien de grave, s'inquiéta-t-elle.
_ Excuse-moi, sais-tu où est Yuki ?
_ Non, il a annulé à cause de ton dîner d'affaire.
_ Oui, je sais mais j'espérais qu'il avait changé d'avis. Je n'aime pas le savoir seul surtout après sa journée. Tu peux envoyer Kakéru le prendre, supplia Machi.
_ Bien sûr, je ne sais pas où il est encore fourré mais ne t'en fais pas s'il le faut je le traquerai et puis tu sais bien que pour Yuki, il va rappliquer en quatrième vitesse.
_ Oui, un tel dévouement me fait même peur parfois, plaisanta Machi. En tout cas, je vous souhaite une bonne soirée.
_ Merci, à toi aussi... Enfin pas trop bonne non plus...

Machi était soulagée, mais les dernières paroles prononcées par Komaki obsédaient son esprit. Dans ses premières années de faculté, Machi vivait difficilement la séparation géographique, elle se laissa courtiser par son professeur d'histoire de l'art, de dix ans son aîné, ce ne fût pas difficile de succomber à son charme car il avait tout pour lui, l'intelligence, la beauté, l'expérience et la maturité. Elle se laissa ainsi réconforter par cet homme chaleureux et protecteur durant des mois. C'est lorsqu'elle revit Yuki lors des vacances de Noël qu'elle comprit son erreur. Elle lui avoua toute la relation qu'elle avait vécue avec son maître et demanda à Yuki de lui pardonner son écart. Pendant des semaines, elle n'eut aucune nouvelle jusqu'à une matinée enneigée où Yuki vint sonner à sa porte une écharpe bleu pale à la main qu'il lui tendit :

_ Les premiers flocons... Ce serait bête de ne pas en profiter.

Dès lors, cette histoire était derrière eux comme une simple épreuve passée avec brio par leur couple. Néanmoins, Machi a toujours ignoré si leur entourage avait prit connaissance de sa trahison, elle-même ne s'étant confiée qu'à des amis de la fac. Les pensées de Machi fut interrompues par une toux volontaire derrière elle, Takumi était sorti du restaurant et portait le manteau de Machi et semblait vouloir la couvrir. La jeune femme s'excusa et ils rentrèrent tous les deux, une nouvelle fois dans le somptueux restaurant.

_ Je suis confus. Je pensais vous faire plaisir en vous emmenant dans cet endroit.
_ L'endroit est parfait...
_ Qu'y a-t-il dans ce cas ?

Machi ne voulait répondre à cette question, elle savait trop bien combien la limite est mince entre le confident et l'amant. Heureusement le serveur les rejoignit :

_ Bonsoir, Mademoiselle, Monsieur. Votre réservation pour deux personnes près du piano-bar est prête, si vous voulez bien me suivre.

Machi regarda Takumi avec curiosité, celui-ci ne lui fourni aucune autre explication qu'un sourire malicieux, ce qui ne la rassura pas. Une fois installés, le serveur leur proposa un apéritif :

_ Rien pour moi, répondit Takumi.
_ Un blue devil, je vous prie.

En voyant la réaction de Takumi, Machi le défia :

_ Et bien... Croyiez-vous honnêtement que je sois comme tout autre japonaise ? J'avoue avoir été sensible au charme français que je découvre, mais ne vous sentez pas supérieur.
_ Excusez-moi, je n'ai pas l'habitude de voir une jeune japonaise avisée des vices de ce monde.

Il sourit et ajouta :

_ Vous êtes pleine de surprise. Entre nous, j'aime beaucoup, conclut-il avec un clin d'½il des plus charmeurs.
_ Voulez-vous bien arrêter, je vous prie.
_ Que voulez-vous dire ?
_ Nous sommes ici pour affaire, rien de plus. Donc je crois qu'il serait plus convenable d'arrêter ce petit jeu de séduction, ce n'est pas comme cela que je traite mes affaires.
_ C'est bien dommage... Néanmoins, je veux m'amuser un peu, vous n'allez pas annuler la surprise tout de même.
_ Quelle surprise ?

Il se leva, se dirigea vers le piano à queue blanc nacré et s'y installa. Prise au dépourvu, Machi se leva mais une lumière blanche l'éblouie. Takumi s'adressa alors aux clients du restaurant à l'aide d'un micro :

_ Bonsoir à tous. Je dédie cette chanson à la sublime jeune femme ici présente.

Les clients malgré la surprise se mirent à applaudir le gentleman et son amie. Machi désemparée se rassit. Elle devait bien admettre que le jeune homme ne reculait devant rien, il dégageait tant de confiance en lui, il jouait divinement bien, peut-être avait-il le niveau d'un ressortissant du conservatoire de Paris. Sa voix suave transperçait sa tête, son esprit et peut-être aussi son c½ur. Etait-elle encore en mesure de discerner quoique ce soit ? Elle planait, elle était belle plongée dans ses songes. Il la regardait, content d'avoir réussi à lui faire revenir cette sérénité sur le visage, cet éclat discret dans son teint qui ne laissait personne indifférent. Il aimait les femmes et voulait se faire aimer d'elles. Il fit un tour d'horizon rapide comme il en avait l'habitude et constata que cette fois encore, il avait en sa compagnie la plus belle femme de la pièce et en était fier. Machi, elle, toujours perdue dans ses songes regardait distraitement par la vitrine du restaurant quand le visage de Yuki lui apparut. Après un haut le c½ur, elle se précipita vers la porte d'entrée et ne remarqua pas l'arrêt de la musique et de la voix suave qui l'accompagnait. En sortant, elle fut emportée par la foule. Elle ne savait pas où elle se dirigeait mais elle ne se débattait pas, elle aimait cette sensation de flottement. Une main saisissant son bras stoppa cet état de plénitude totale.

_ Vous allez bien ? Vous sortez d'un bond, sans manteau, sans un mot.
_ Je... je... je suis, balbutia-t-elle.
_ Je vous raccompagne chez vous.
_ Non... Taxi, s'efforça-t-elle d'appeler mais un si léger son sorti que seul Takumi pu l'entendre.
_ D'accord. Je vais vous appeler un taxi mais retournons au moins patientez dans ma voiture.

Elle acquiesça d'un léger signe de la tête et s'appuya sur Takumi en direction de la berline de celui-ci.

Fin du chapitre 4




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# Posté le jeudi 07 août 2008 10:16

Modifié le jeudi 07 août 2008 14:19

Sushi Maki

Sushi Maki
Chapitre 5 : Peut-on avoir confiance en amour ?



L'intense noirceur de la nuit, qui avait jusqu'alors échappé à la jeune femme, la frappa avec une force telle qu'elle perdit toute contenance. Elle vacillait dangereusement entre les passants trop occupés à s'émerveiller devant les vitrines des grands magasins pour se soucier de la dérive d'une jeune femme. L'homme, qui quelques instants plus tôt l'accompagnait, était perdu dans ses songes. Lorsqu'il en sortit, il eut la désagréable surprise d'avoir perdu sa compagne. Contrarié, il jeta un ½il rapide et vif sur les alentours, à la recherche de son amie. Une fois repérée, il se mit en marche. À son passage un tracé invisible se dessina, comme s'il dégageait une aura particulière persuadant quiconque de s'en approcher. En peu de temps et sans le moindre effort, il l'avait rejoint. Il saisit le bras de la jeune femme avec fermeté mesurée :



_ Motoko..., souffla-t-il à son oreille avec une voix qui trahissait son désarroi.



_ Le restaurant de Komaki n'est pas loin, Kakéru y est sûrement, se justifia-t-elle en dégageant son bras.



Nao lâcha le bras de Motoko avec un léger rictus.



_ Chérie... Ne me tiens pas à l'écart.



Motoko détourna les yeux, elle ne pouvait soutenir le regard de son partenaire. Il était tout pour elle. Comment pouvait-elle lui faire subir une fois encore cette épreuve ? Elle ne savait comment régler cette situation ; comment pouvait-elle rester fidèle à ces deux hommes ?



_ De toute façon, tu ne peux pas y aller à l'improviste, reprit Nao avec plus de calme et de recul. Et pour si peu qui plus est, poursuivit-il en cherchant les yeux de la jeune femme.



_ POUR SI PEU, s'emporta Motoko en lui refaisant face. Mais, tu ne comprends rien...



_ Et que dois-je comprendre, s'emporta Nao. Cela ne finira donc jamais cette obsession pour Yuki Sôma !!! Dis-moi franchement pourquoi tu restes avec moi, si tu es toujours éprise de lui ?



_ NAO ! Crois-moi, tu es le seul que j'aime, tu n'as aucun doute à avoir sur les sentiments que j'ai à ton égard, répondit la jeune femme très affectée par les propos un brin provocateur du jeune homme.



_ Comment ne pourrais-je pas en douter ? Tu me refuses toute explication ! Tu m'écartes de toute confidence, me plantant seul en pleine rue. J'ai plutôt l'impression que c'est TOI qui doute de MOI.



Elle ne pouvait décidément plus lui cacher les raisons de ses inquiétudes. De plus, la situation était plus qu'inhabituelle, les deux amants n'avaient pour ainsi dire aucun secret l'un pour l'autre.



_ Ma chérie, je t'en prie, cesse de me tourmenter, je ne supporterai pas d'autre disputes avec toi, surtout pas à cause de Yuki, implora Nao après un silence bref mais pesant.



Tout en Nao indiquait qu'il était à bout : il baissait les yeux, résigné. Il était plus que temps pour la jeune femme de parler. Lorsqu'il reposa les yeux sur la jeune femme, il vit de fines perles prendre forme dans les yeux de Motoko. Il s'empressa de reprendre le contrôle de ses propres émotions afin d'aider Motoko avec les siennes. Après une grande inspiration, il la saisit par les hanches et l'enlaça avec une tendresse mêlée d'une certaine force qui se voulait protectrice. Blottie dans les bras de son amant, alors qu'il lui exprimait par ses étreintes tout l'amour et le désir qu'il lui portait malgré la situation ambigüe qu'ils vivaient en ce moment. Face à tant d'amour et de compréhension, elle s'en voulait à présent de ne pas l'avoir mis dans la confidence plus tôt, mettant inutilement leur relation à l'épreuve.

Elle conta l'après-midi ensoleillé où Yuki s'était présenté à son travail avec une multitude de questions sur les meilleures demandes en mariage qu'un homme pouvait faire à la femme qu'il aimait. Le garçon, qu'elle avait en d'autres temps adulé au point de présider le fan_club Yuki Sôma, se tenait en face d'elle et avait besoin de ses conseils et de son amitié. Elle avoua qu'elle en avait été très fière et très touchée. Elle était si contente de voir son petit protégé voler peu à peu de ses propres ailes et sur le point de construire son propre foyer. Seulement, à présent, avec les révélations de cette soirée, elle avait peur de le voir blessé au point de se refermer sur lui-même comme autrefois, déçu par la vie. Ainsi, celui qu'elle considérait comme son petit frère était sur le point d'être trahi par LA femme qu'il chérissait : cette femme discrète dévoilait enfin son vrai visage, et se révélait insouciante et libertine.



Après une écoute attentive du récit de sa compagne, le jeune homme entreprit de la calmer. En lui administrant tel un baume doux et parfumé sur son c½ur tourmenté de femme, un baiser sur le front, sur la joue, puis un autre baiser qu'il appliqua à son petit nez meurtri par le froid. Ses mains chaudes massèrent délicatement la nuque de Motoko et démêlèrent avec sensualité ses cheveux de même manière qu'il démêlerait un à un les soucis de la jeune femme. Une de ses mains alla conquérir d'autres territoires descendant insidieusement le long de sa colonne vertébrale jusqu'au bas des reins où la main de Nao s'abandonna un instant, avant de l'embrasser d'un long baiser passionné où leurs êtres ne faisaient qu'un. Mais comme si cela ne suffisait pas, Nao rapprocha encore plus étroitement leurs deux corps avec une fermeté presque bestiale mais toujours respectueuse de sa partenaire. Il faisait à présent, la démonstration de ses désirs et laissa ses mains courir vers des courbes plus voluptueuses.



Motoko le savait, ces mains, ces mouvements, qui la faisaient atteindre des cieux insoupçonnés, avaient fait tourner bien des corps et des c½urs de jeunes et moins jeunes femmes avides de sensations fortes voire animales. Cependant, elle était maintenant la seule maîtresse de ce jeune courtisan qui, pour elle s'était assagi, en témoigne le magnifique joyau d'un blanc immaculé, qu'elle arborait fièrement à l'annulaire droit. Que le ciel et leurs proches en soient témoins, ses attentions, ses désirs mais aussi ses espoirs, ses rêves et ses échecs, elle en était l'unique gardienne, pour le meilleur et pour le pire. Heureusement, ils venaient d'éviter le pire.



Une fois leurs ébats à la limite de la décence terminés, les deux amants reprirent leur marche et selon la direction, Motoko comprit qu'elle n'avait plus à s'inquiéter. Ils allaient ensemble régler cette situation très délicate ce soir, avec l'aide de Kakéru en tenant Yuki le plus loin possible de tout ce tumulte. Malgré la lourde tâche qui se présentait à eux, ils affichaient une certaine sérénité, maintenant que leurs c½urs et leurs corps étaient de nouveau en accord, ils pouvaient tout affronter.



Bientôt, ils atteignirent leur but, le restaurant de Komaki. Il était encore temps de renoncer ou, du moins, de reprendre suffisamment leurs esprits pour agir de manière calme et dégager. Du moins, l'un d'entre eux le pensait. Nao allait-il une fois de plus tenter de convaincre Motoko de son erreur ? Ils voyaient à présent le restaurant de Komaki et découvrirent la pancarte « fermé » accrochée à la porte. Néanmoins, au fond du restaurant, les lumières étaient allumées.



Fin du chapitre 5

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# Posté le mercredi 27 août 2008 05:55

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 17:51

Sushi Maki

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Chapitre 6 : Chassés-croisés en centre ville.



*Quelques heures plus tôt*



Kakéru était sous le choc. Apprendre que Yuki allait demander à sa demi-s½ur de l'épouser passait encore, mais qu'il l'ait annoncé à son frère et que celui-ci avait gardé la confidence, ça le sidérait.

La fin du voyage s'effectua dans le calme le plus total, ce qui en temps normal aurait ravi Yuki mais après ce qu'il venait d'annoncer, il aurait aimé avoir les impressions de son meilleur ami et parent de sa future épouse.



- Ne t'en fais pas, tu es en tête de liste pour être mon témoin, tenta Yuki en signe de trêve.



Kakéru esquissa un sourire qui malgré tous ses efforts ne masquait en rien son air affligé. Il entra dans le restaurant suivi d'un Yuki consterné. Tous deux échangèrent de courtoises salutations à leurs connaissances : personnel de service et habitués. Ils s'installèrent à leur table et attendirent Komaki dans un silence persistant. Heureusement, Komaki ne tarda pas à sortir de ses fourneaux pour les rejoindre :



- Alors les garçons, que racontez-vous de beau ?



Il eut pour unique réponse un silence austère.



- Oh, mais vous êtes bien silencieux ce soir.

- Komaki, veux-tu bien t'assoir, s'il te plaît ? convia Yuki.

- Ah heu... Ok.



Elle s'assit à côté de Kakéru et lui lança un regard inquiet auquel il ne répondit pas.



- Je vais demander Machi en mariage, annonça-t-il d'une traite.

- Et bien... C'est plutôt bien, non ? Chéri ?

- Hein ?! Ben, il fait ce qu'il veut. Il ne m'a rien demandé après tout. Alors, franchement, je ne vois pas ce qu'il me reste à dire, maintenant.



Komaki regarda Kakéru avec une grande désapprobation et s'apprêtait à le réprimander quand Yuki s'emporta :



- Ah bon ?! Tu ne vois pas ce que tu dois dire ? Parce que me féliciter ne t'est même pas venu à l'esprit une seconde ! C'en est trop ! Je rentre.



Il partit, laissant ses deux amis pantois. Après quelques instants, Komaki se leva et alla donner quelques instructions à son second en cuisine et aux serveurs. Ce soir, le restaurant fermerait plus tôt que d'habitude. Elle prit les manteaux et rejoignit Kakéru toujours végétatif :



- Remue-toi. On doit réparer tes bêtises, menaça Komaki.

- Hn...

- Et ben... C'est pas gagné ! Qu'est-ce qui peut bien te mettre dans un état pareil ?



***

Nao trouvait là une occasion de faire renoncer Motoko.

- Ma chérie, tu vois bien qu'il n'y a plus rien à faire. Je te promets que nous tirerons ça au clair, demain.

- Entrons.



Bien que la porte d'entrée fût fermée, rien ne pouvait entraver la volonté de Motoko. Elle savait que de toute évidence, cette histoire l'empêcherait de dormir et puis maintenant qu'ils pouvaient avoir des réponses, pourquoi renoncer ?



*** Au même moment dans le centre ville ***



Kakéru retrouva Komaki, après près d'une heure de recherche.



- Je crois qu'il est clair qu'il veut être seul un moment. Il n'est ni chez lui, ni chez elle, ni même dans tout endroit que nous connaissons.

- Tu penses qu'on devrait appeler Machi ? proposa Komaki à court d'idées.

- Je ne sais pas si c'est approprié. Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir lui dire ? « Excuse-moi, j'ai mal réagi lorsqu'il m'a annoncé qu'il voulait t'épouser et depuis il est introuvable. » En plus, elle a son « diner d'affaire ». Je trouvais déjà ce truc louche mais là, la soirée vire au cauchemar. J'ai vraiment foiré, hein ?

- Je ne te le fais pas dire... Allez, c'est rien. Rentrons.



***

Yuki était seul, derrière l'immense palais de justice. Son regard se perdait dans la nuit noire, une nuit sans étoiles, un peu comme cette journée, sans charme. Il avait pris une des décisions les plus importantes de sa vie et tout aujourd'hui semblait lui dire que ce n'était pas une bonne idée. Il était perdu. Leur histoire d'amour était si évidente de sens jusqu'à présent. Le monde entier aurait dû l'approuver, au lieu de ça, Machi n'est pas présente à ses côtés pour partager les premiers flocons de neige, symboles de leur union. Et leurs amis semblent accueillir cet engagement comme inapproprié. Etait-ce le monde ou lui qui ne tournait pas rond ? Après quelques réflexions, en se rendant compte de l'heure qu'il était, il décida de rentrer se coucher. Les réponses, il ne les avait pas, mais peut-être devaient-ils les trouver à deux, tout comme cette envie de mariage, il devait en informer l'heureuse élue. Une relation, c'est quelque chose qui se vit à deux.



***

Motoko entraina Nao vers la ruelle adjacente, venant à la sortie réservée au personnel. L'assistant au chef cuisinier était en pleine man½uvre avec les ordures, ce qui permit au couple de se faufiler discrètement à l'intérieur. Mais, à peine avaient-ils eu le temps d'entrer dans les cuisines du restaurant qu'une voix les fit sursauter :



- Que faites-vous ici ? Je n'accepte aucune escapade d'aucune sorte dans mes cuisines, beugla le cuistot.

- Excusez-nous, monsieur. Mais, c'est de la plus haute importance, commença Motoko.

- En fait, nous sommes des amis de Komaki et Kakéru...

- Oh, mais il fallait le dire plus tôt.

- Et bien, et bien... Nous avons de la visite en cuisine, intervint un serveur. Mais... Nao, c'est bien toi ?



Le silence de ce dernier fit comprendre à son interlocuteur qu'il s'agissait bien de lui.



- Attends, un peu... Tu n'as pas perdu la main à ce que je vois... Tu es toujours accompagné de la plus belle, plaisanta le serveur.

- C'est effectivement la plus belle et c'est pour ça que je l'ai épousé.



Sur ces mots, Motoko montra son alliance comme par réflexe.



- Mince, alors. Oh, heu... Excusez-moi, mademoiselle. C'est juste que j'ai toujours pensé que ce voyou ne se marierait jamais. Qui plus est, vous êtes trop belle pour être mariée.

- Et après, on dit que c'est moi le séducteur, rit Nao.

- J'ai tout appris de toi, taquina le serveur.

- Apprends une dernière chose, refais-lui des avances et tu peux dire adieu à la vie, intimida Nao de manière très virile.

- C'est bon, j'ai compris.

- Peut-on voir Komaki ou Kakéru ? demanda Motoko.

- Oh, je suis désolé, ils sont sortis il y a presque deux heures et nous ont demandé de faire la fermeture.

- Bien. Nous n'avons plus qu'à rentrer, conclut Motoko déçue.



Ils sortirent du restaurant par la même porte par laquelle ils étaient entrés.

- Je suis désolé que tu es encore à subir mon passé... libertin.

- Tant que cela reste ton passé et ne revienne pas à l'ordre du jour. Et puis, je t'ai épousé toi, ton présent, ton avenir et ton passé. D'ailleurs, ton passé est assez agréable parfois...

- Ah bon, pourquoi ?

- Tu le sais très bien, toute l'expérience que tu en as tirée pour me satisfaire aujourd'hui.

- Et si on continuait cette conversation à la maison ? proposa Nao.

- Je ne sais pas si je pourrai attendre... Allez, dépêchons-nous.



Fin du chapitre 6

H!n@
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# Posté le dimanche 23 novembre 2008 16:50

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 17:51