Chapitre 6 : Bataille.
Elle était assise en tailleur dans le sous-sol gigantesque du magasin d'Urahara Kisuke. Autour d'elle une barrière empêchant toute entrée et toute sortie ; à côté d'elle son zanpakuto ; devant elle, était déroulé le parchemin qu'elle avait trouvé dans le désert. Elle lut plusieurs fois les inscriptions dans sa tête avant de les lire à voix haute :
_ Démon ancestrale qui hante mon esprit, qui habite mon corps, que ce qui a été scellé ne soit plus et apparaît sous ta véritable forme. (Digne d'une sorcière de charmed ;))
Une sorte de liquide ou de fumée noir commença à sortir par la bouche d'Alvis. Lorsque celle-ci fut complètement sortie de son corps, elle s'effondra au sol. La forme commençait petit à petit à prendre un aspect humain. Les bras et les jambes apparurent ainsi que la tête. Au moment ou le démon reprit totalement sa forme originelle, des ailes noires apparurent dans son dos, telles des ailes d'un ange. Au début perdu, il regarda autour de lui, il aperçu alors Alvis ; son ancien réceptacle et prison, évanouie. Il s'avança sûr de lui vers sa future victime :
_ Tu pensais pouvoir m'échapper ? Quelle erreur ! Tu aurais du garder quelqu'un avec toi, pour te protéger. Tu pensais que tu pourrais te débarrasser de moi aussi facilement ? Encore une erreur. Si l'on m'a enfermé dans un réceptacle ce n'est pas parce que cela les amusait, ils n'ont juste pas le choix. Je suis bien trop fort pour vous.
Il s'avança dangereusement d'Alvis toujours inconsciente. Il s'accroupi de façon à pouvoir voir son visage :
_ Pendant près d'un siècle je t'ai observé de l'intérieur. Je t'ai vu te débattre face à tes « supérieurs », je ressentais tout ce que tu éprouvais : amitié, haine, peur, joie, douleur,... amour. Enfin tu n'as plus de souci à te faire maintenant, tu n'en auras plus besoin.
Il leva sa main droite vers le ciel artificiel ; apparut alors des ongles gigantesques et bien plus tranchant qu'un simple couteau de boucher ou autre. Il s'apprêtait à abattre son arme quand une lame lui transperça le c½ur :
_ Tiens une résistance, dit le démon, intéressant mais insuffisant, ajouta-t-il.
Il vit alors apparaître un léger sourire victorieux sur le visage de sa proie. Une étrange sensation le parcourra. Il commença à reprendre la forme qu'il possédait lorsqu'il était sortit du corps d'Alvis. Mais au lieu de revenir en elle, il « s'incrusta » dans le zanpakuto de celle-ci. Elle se releva tranquillement et respira une bonne bouffée d'air car ce n'était pas encore fini. Elle devait sortir de la barrière. Cela aurait paru compliquer pour n'importe qui d'autre mais pas pour Alvis. Elle dégaina son zanpakuto, dès plus étrange, son fourreau était en acier blanc recouvert de fine écriture dorée particulière, son manche était l'identique du fourreau, il n'y avait pas de pommeau (je ne suis pas très sur du vocabulaire, je m'en excuse). Sur la lame des inscriptions apparurent. Elle s'approcha vers la limite de la barrière, elle fit quelques mouvements rapides et sobres, et la barrière s'effondra en à peine un clin d'½il. Elle sortit du magasin d'Urahara afin de rejoindre la maison qui lui appartenait.
Ils attendaient patiemment leurs ennemis perchés dans les airs au dessus de Karakura. Une brèche apparue, déchirant le ciel bleu sans nuages. Aizen, Ichimaru, Tousen, ainsi que plusieurs arrancars se montrèrent.
Le combat faisait rage au dessus de la ville. Les attaques et les parades se mêlaient les une aux autres. Les Vizards s'étaient joints aux combats aux côtés des shinigami. Mais au milieu de cette terrible bataille, un homme aux longs cheveux blancs fut déstabilisé par son adversaire. Il allait lui porter un dernier coup d'épée afin de l'achever, personne ne réussit à faire quoi que se soit, chacun de leurs adversaires les retenaient. La lame fendit l'air à une vitesse fulgurante. Tous regardaient du coin de l'½il la scène, attendant de voir le « massacre ». Mais pour leur grand soulagement et au grand étonnement de leur ennemis une lame dorée s'était interposée entre le capitaine Ukitake et son adversaire. Ukitake remercia intérieurement son sauveur, se demandant aussi qui cela pouvait bien être. Elle avait des cheveux blonds et mi-longs, elle portait une robe de couleur noire fendue jusqu'à mi-cuisse, des bottes à talons de même couleur remontant jusqu'aux genoux. Le haut de sa robe présentait un corset blanc lacé sur le devant avec des fils dorés. La robe possédait aussi un col plutôt strict, laissant apparaître un décolleté en forme de losange accompagné d'un trompe l'½il blanc. Il aperçu sur son visage un masque de hollow. Son masque ressemblait à ceux utilisés lors des carnavals. Il montrait un visage sans imperfections mais sans expression, neutre. Une sorte de maquillage doré était « peint » sur son masque au niveau des paupières et des lèvres. Ses yeux étaient emplis d'un noir profond, on ne voyait même plus ses iris. Elle repoussa son adversaire avec une certaine facilité :
_ Ce n'est pas très gentil Ichimaru-kun, prononça la nouvelle combattante. Il semblerait qu''on ne t'a jamais appris les bonnes manières...
_ Qui es-tu ? Demanda l'intéressé.
Des sourires invisibles apparurent sous chacun des masques Vizards :
_ Pourquoi poser la question quand on connaît la réponse, répondit-elle
Ichimaru regarda intrigué Aizen. Aizen lui lança un regard lui signifiant qu'il ne semblait pas connaître l'identité de celle-ci. Ichimaru retourna son regard vers son nouvel adversaire :
_ Et bien, battons-nous, si tel est ce que tu souhaites, déclara-t-il.
_ A vrai dire, je ne suis pas là pour ça.
Une incompréhension des plus totales apparues sur son visage :
_ Pourquoi es-tu là ? Demanda-t-il.
Son zanpakuto se mit à briller, une lumière aveuglante s'en échappait. D'un geste, la lumière produite par le zanpakuto le quitta et se dirigea vers Ichimaru. Celle-ci l'effleura de peu :
_ Je croyais que tu n'étais pas là pour te battre contre moi.
_ En effet.
Elle montra de sa main gauche, l'endroit où le jet de lumière avait frappé :
_ Ce n'est pas toi que je visais, déclara-t-elle.
Le ciel commençait à se déchirer à l'endroit où l'attaque avait frappé :
_ Gin ! Empêche-la de continuer, lui dit Aizen.
Elle disparu de son champ de vision pour réapparaître derrière lui, il se rua vers elle mais il fut arrêter dans son élan par un rayon de lumière provenant du sol, puis un autre sabre se mis en travers de son chemin :
_ Mais qui êtes-vous ? Demanda Gin.
_ Moi, répondit une voix dans son dos, je suis Ishida Ryuuken, et je me demande ce que je fais ici.
_ Ne sois pas si désagréable dès le début... Je ne t'ai quand même pas amené de force.
Gin regarda le shinigami intrigué de ne pas le connaître :
_ Oh moi, je suis..., il marqua une pause, juste un shinigami, termina Isshin.
Par la suite Gin les ignora et continua sa route vers la vizard qui s'occupait de créer une brèche dans le ciel. Il dégaina son sabre, elle se retourna et souffla dans sa main gauche comme pour envoyer un baiser. Une fine poudre dorée apparue. Avec un coup de sabre, elle fit « une coupure transversale » dans la poudre dorée et créa ainsi une autre brèche :
_ Dragons de l'ancien temps, venez à mon aide, s'écria-t-elle.
Deux dragons surgirent de la brèche, aussi effrayant que peuvent raconter toute les histoires sur eux :
_ Qu'est-ce que... Comment est-ce possible ?
Les deux dragons tournaient à présent autour de Gin. Ishida Ryuuken, Kurosaki Isshin, ainsi que le capitaine Ukitake allèrent aider leur alliés et compagnons. Malheureusement Gin se débarrassa rapidement des dragons ; celle-ci se retourna pour lui faire face à nouveau et s'interposa avec son sabre :
_ Trop tard, lui murmura-t-elle.
La bataille s'était figée, les deux camps se regardaient, comme pour jauger les forces qu'ils leurs restaient. La fin de la bataille approchait et la tension se ressentait, jusqu'à ce qu'Hirako retire son masque de vizard et le mis sur le haut de son visage. Il se dirigea vers la vizard inconnue pour un grand nombre :
_ Hum, joli boulot, s'exclama-t-il en posant une de ses mains sur son épaule, mais ce n'est pas une ½uvre d'art.
Elle lui pinça la main afin qu'il retire de son épaule et lui répondit agacée :
_ Désolée, on ne m'a pas laissé le temps de faire un Monet, le surréalisme c'est bien aussi.
_ Mouai...
Il se prit un magistral coup de pied en pleine tête de la part de Sarugaki.
_ Faut pas l'écouter, il raconte n'importe quoi, lui dit-elle.
_ Je sais, s'exaspéra-t-elle.
Hiyori enleva elle aussi son masque pour le mettre sur le côté de son visage :
_ Contente de te revoir en pleine forme. Il faut vraiment que tu reviennes jouer au poker un de ces jours, j'aimerais bien pouvoir plumer Hirako, ajouta-t-elle.
_ « Poker », pensèrent les capitaines Kyouraku et Ukitake.
La vizard se tourna vers le commandant :
_ Je ne pensais pas que vous viendriez, Mademoiselle Shi, avoua-t-il.
Elle retira son masque pour laisser apparaître son visage :
_ Puisque rien n'est encore fini, je viendrais me plaindre plus tard.
Sous des regards quelque peu étonnés d'une partie de l'assistance, elle se tourna vers leurs ennemis, montra son visage, puis remis son masque. La bataille reprit jusqu'à la victoire de l'un des deux camps.
Fin chapitre 6 : Bataille.
The end.
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