Bleach

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Chapitre 6 : Bataille.

Elle était assise en tailleur dans le sous-sol gigantesque du magasin d'Urahara Kisuke. Autour d'elle une barrière empêchant toute entrée et toute sortie ; à côté d'elle son zanpakuto ; devant elle, était déroulé le parchemin qu'elle avait trouvé dans le désert. Elle lut plusieurs fois les inscriptions dans sa tête avant de les lire à voix haute :
_ Démon ancestrale qui hante mon esprit, qui habite mon corps, que ce qui a été scellé ne soit plus et apparaît sous ta véritable forme. (Digne d'une sorcière de charmed ;))
Une sorte de liquide ou de fumée noir commença à sortir par la bouche d'Alvis. Lorsque celle-ci fut complètement sortie de son corps, elle s'effondra au sol. La forme commençait petit à petit à prendre un aspect humain. Les bras et les jambes apparurent ainsi que la tête. Au moment ou le démon reprit totalement sa forme originelle, des ailes noires apparurent dans son dos, telles des ailes d'un ange. Au début perdu, il regarda autour de lui, il aperçu alors Alvis ; son ancien réceptacle et prison, évanouie. Il s'avança sûr de lui vers sa future victime :
_ Tu pensais pouvoir m'échapper ? Quelle erreur ! Tu aurais du garder quelqu'un avec toi, pour te protéger. Tu pensais que tu pourrais te débarrasser de moi aussi facilement ? Encore une erreur. Si l'on m'a enfermé dans un réceptacle ce n'est pas parce que cela les amusait, ils n'ont juste pas le choix. Je suis bien trop fort pour vous.
Il s'avança dangereusement d'Alvis toujours inconsciente. Il s'accroupi de façon à pouvoir voir son visage :
_ Pendant près d'un siècle je t'ai observé de l'intérieur. Je t'ai vu te débattre face à tes « supérieurs », je ressentais tout ce que tu éprouvais : amitié, haine, peur, joie, douleur,... amour. Enfin tu n'as plus de souci à te faire maintenant, tu n'en auras plus besoin.
Il leva sa main droite vers le ciel artificiel ; apparut alors des ongles gigantesques et bien plus tranchant qu'un simple couteau de boucher ou autre. Il s'apprêtait à abattre son arme quand une lame lui transperça le c½ur :
_ Tiens une résistance, dit le démon, intéressant mais insuffisant, ajouta-t-il.
Il vit alors apparaître un léger sourire victorieux sur le visage de sa proie. Une étrange sensation le parcourra. Il commença à reprendre la forme qu'il possédait lorsqu'il était sortit du corps d'Alvis. Mais au lieu de revenir en elle, il « s'incrusta » dans le zanpakuto de celle-ci. Elle se releva tranquillement et respira une bonne bouffée d'air car ce n'était pas encore fini. Elle devait sortir de la barrière. Cela aurait paru compliquer pour n'importe qui d'autre mais pas pour Alvis. Elle dégaina son zanpakuto, dès plus étrange, son fourreau était en acier blanc recouvert de fine écriture dorée particulière, son manche était l'identique du fourreau, il n'y avait pas de pommeau (je ne suis pas très sur du vocabulaire, je m'en excuse). Sur la lame des inscriptions apparurent. Elle s'approcha vers la limite de la barrière, elle fit quelques mouvements rapides et sobres, et la barrière s'effondra en à peine un clin d'½il. Elle sortit du magasin d'Urahara afin de rejoindre la maison qui lui appartenait.
Ils attendaient patiemment leurs ennemis perchés dans les airs au dessus de Karakura. Une brèche apparue, déchirant le ciel bleu sans nuages. Aizen, Ichimaru, Tousen, ainsi que plusieurs arrancars se montrèrent.
Le combat faisait rage au dessus de la ville. Les attaques et les parades se mêlaient les une aux autres. Les Vizards s'étaient joints aux combats aux côtés des shinigami. Mais au milieu de cette terrible bataille, un homme aux longs cheveux blancs fut déstabilisé par son adversaire. Il allait lui porter un dernier coup d'épée afin de l'achever, personne ne réussit à faire quoi que se soit, chacun de leurs adversaires les retenaient. La lame fendit l'air à une vitesse fulgurante. Tous regardaient du coin de l'½il la scène, attendant de voir le « massacre ». Mais pour leur grand soulagement et au grand étonnement de leur ennemis une lame dorée s'était interposée entre le capitaine Ukitake et son adversaire. Ukitake remercia intérieurement son sauveur, se demandant aussi qui cela pouvait bien être. Elle avait des cheveux blonds et mi-longs, elle portait une robe de couleur noire fendue jusqu'à mi-cuisse, des bottes à talons de même couleur remontant jusqu'aux genoux. Le haut de sa robe présentait un corset blanc lacé sur le devant avec des fils dorés. La robe possédait aussi un col plutôt strict, laissant apparaître un décolleté en forme de losange accompagné d'un trompe l'½il blanc. Il aperçu sur son visage un masque de hollow. Son masque ressemblait à ceux utilisés lors des carnavals. Il montrait un visage sans imperfections mais sans expression, neutre. Une sorte de maquillage doré était « peint » sur son masque au niveau des paupières et des lèvres. Ses yeux étaient emplis d'un noir profond, on ne voyait même plus ses iris. Elle repoussa son adversaire avec une certaine facilité :
_ Ce n'est pas très gentil Ichimaru-kun, prononça la nouvelle combattante. Il semblerait qu''on ne t'a jamais appris les bonnes manières...
_ Qui es-tu ? Demanda l'intéressé.
Des sourires invisibles apparurent sous chacun des masques Vizards :
_ Pourquoi poser la question quand on connaît la réponse, répondit-elle
Ichimaru regarda intrigué Aizen. Aizen lui lança un regard lui signifiant qu'il ne semblait pas connaître l'identité de celle-ci. Ichimaru retourna son regard vers son nouvel adversaire :
_ Et bien, battons-nous, si tel est ce que tu souhaites, déclara-t-il.
_ A vrai dire, je ne suis pas là pour ça.
Une incompréhension des plus totales apparues sur son visage :
_ Pourquoi es-tu là ? Demanda-t-il.
Son zanpakuto se mit à briller, une lumière aveuglante s'en échappait. D'un geste, la lumière produite par le zanpakuto le quitta et se dirigea vers Ichimaru. Celle-ci l'effleura de peu :
_ Je croyais que tu n'étais pas là pour te battre contre moi.
_ En effet.
Elle montra de sa main gauche, l'endroit où le jet de lumière avait frappé :
_ Ce n'est pas toi que je visais, déclara-t-elle.
Le ciel commençait à se déchirer à l'endroit où l'attaque avait frappé :
_ Gin ! Empêche-la de continuer, lui dit Aizen.
Elle disparu de son champ de vision pour réapparaître derrière lui, il se rua vers elle mais il fut arrêter dans son élan par un rayon de lumière provenant du sol, puis un autre sabre se mis en travers de son chemin :
_ Mais qui êtes-vous ? Demanda Gin.
_ Moi, répondit une voix dans son dos, je suis Ishida Ryuuken, et je me demande ce que je fais ici.
_ Ne sois pas si désagréable dès le début... Je ne t'ai quand même pas amené de force.
Gin regarda le shinigami intrigué de ne pas le connaître :
_ Oh moi, je suis..., il marqua une pause, juste un shinigami, termina Isshin.
Par la suite Gin les ignora et continua sa route vers la vizard qui s'occupait de créer une brèche dans le ciel. Il dégaina son sabre, elle se retourna et souffla dans sa main gauche comme pour envoyer un baiser. Une fine poudre dorée apparue. Avec un coup de sabre, elle fit « une coupure transversale » dans la poudre dorée et créa ainsi une autre brèche :
_ Dragons de l'ancien temps, venez à mon aide, s'écria-t-elle.
Deux dragons surgirent de la brèche, aussi effrayant que peuvent raconter toute les histoires sur eux :
_ Qu'est-ce que... Comment est-ce possible ?
Les deux dragons tournaient à présent autour de Gin. Ishida Ryuuken, Kurosaki Isshin, ainsi que le capitaine Ukitake allèrent aider leur alliés et compagnons. Malheureusement Gin se débarrassa rapidement des dragons ; celle-ci se retourna pour lui faire face à nouveau et s'interposa avec son sabre :
_ Trop tard, lui murmura-t-elle.
La bataille s'était figée, les deux camps se regardaient, comme pour jauger les forces qu'ils leurs restaient. La fin de la bataille approchait et la tension se ressentait, jusqu'à ce qu'Hirako retire son masque de vizard et le mis sur le haut de son visage. Il se dirigea vers la vizard inconnue pour un grand nombre :
_ Hum, joli boulot, s'exclama-t-il en posant une de ses mains sur son épaule, mais ce n'est pas une ½uvre d'art.
Elle lui pinça la main afin qu'il retire de son épaule et lui répondit agacée :
_ Désolée, on ne m'a pas laissé le temps de faire un Monet, le surréalisme c'est bien aussi.
_ Mouai...
Il se prit un magistral coup de pied en pleine tête de la part de Sarugaki.
_ Faut pas l'écouter, il raconte n'importe quoi, lui dit-elle.
_ Je sais, s'exaspéra-t-elle.
Hiyori enleva elle aussi son masque pour le mettre sur le côté de son visage :
_ Contente de te revoir en pleine forme. Il faut vraiment que tu reviennes jouer au poker un de ces jours, j'aimerais bien pouvoir plumer Hirako, ajouta-t-elle.
_ « Poker », pensèrent les capitaines Kyouraku et Ukitake.
La vizard se tourna vers le commandant :
_ Je ne pensais pas que vous viendriez, Mademoiselle Shi, avoua-t-il.
Elle retira son masque pour laisser apparaître son visage :
_ Puisque rien n'est encore fini, je viendrais me plaindre plus tard.
Sous des regards quelque peu étonnés d'une partie de l'assistance, elle se tourna vers leurs ennemis, montra son visage, puis remis son masque. La bataille reprit jusqu'à la victoire de l'un des deux camps.

Fin chapitre 6 : Bataille.

The end.
H@rµ
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# Posté le lundi 11 août 2008 08:49

Modifié le mercredi 05 août 2009 17:53

Bleach épilogue

Bleach épilogue
Bleach :

Voila le dernier chapitre de Une aide précieuse (je me demande encore où je suis allée chercher ce titre)...

Épilogue : Soirée tranquille... Enfin...

5 ans plus tard :
Une jeune lycéenne courrait dans l'établissement où elle étudiait afin de retrouver sa s½ur au club de football. Ses longs cheveux blonds foncés, ses yeux marron et les traits fins de son visage faisaient chavirer quelques c½urs sur son passage. De par la fenêtre, elle regarda les terrains, ils étaient vides. Elle en conclut que l'entraînement du club de football était terminé. Elle accéléra dans la descente des escaliers. Arrivée dans le hall du lycée, elle mit ses chaussures et sortit le plus rapidement possible. Elle courrait toujours vers la barrière délimitant l'enceinte du bâtiment. Au niveau du portail, une jeune fille aux cheveux mi-longs attachés ne une queue de cheval, les yeux noirs et ayant les même très fins que la jeune courant vers la sortie du lycée. Elle était habillée de l'uniforme scolaire et portait un sac de sport sur l'épaule, elle semblait attendre quelqu'un :
_ Karin !
Elle tourna la tête à l'appel de son prénom. La jolie blonde arriva à son niveau essoufflée de sa course depuis le deuxième étage du bâtiment :
_ Te voilà enfin, lui dit la brune sans véritable reproche.
_ Je suis désolée, je n'ai pas vu le temps passé, se justifia-t-elle.
_ Tu n'as pas tes affaires ? Demanda Karin.
_ Je reviens demain, je les ramènerais plus tard, expliqua-t-elle.
_ Tu as beaucoup de réunions, pendant les vacances ?
_ Encore trois, nous nous occupons de faire la banderole pour la fête du lycée. Au fait, est-ce que l'on doit prendre les ingrédients ?
_ Non je ne crois pas, au pire on ira les acheter.
Elles quittèrent le lycée en direction des différents quartiers résidentiels de la ville. Elles arrivèrent devant une maison de taille moyenne, classique mais moderne. Elles sonnèrent et attendirent qu'on leurs ouvrent la porte. Elles entendirent un léger cliquetis et la porte s'ouvrit sur une jeune femme blonde dont les cheveux arrivaient au milieu de son dos. Ses yeux étaient d'un noir profond (et hypnotisant). Elle possédait des traits fins. Elle était vêtue d'un jean noir évasé vers le bas avec un débardeur en toile et « volant » rose pâle où une bande brillante soulignait sa poitrine, la mettant en valeur ; en somme elle était magnifique :
_ Yuzu-chan ! Karin-chan ! Salua la jeune femme. Comment allez-vous ? Demanda-t-elle.
_ Depuis hier, cela n'a pas vraiment changé, se moqua ouvertement Karin.
Celle-ci reçu une légère tape de la part de sa s½ur en signe d'indignation. La jeune femme, elle, affichait un léger sourire en coin et laissa entrer les deux adolescentes dans la maison :
_ Alvis-san vous êtes sûre que l'on peut tout préparer ici ? Cela ne vous dérange pas ? Questionna Yuzu.
_ Appelles-moi Al et puis de toute manière une ou deux personnes de plus ici je pense que je ne verrais pas la différence, dit-elle en entrant dans la pièce voisine où plusieurs invités étaient assis dans différents canapé du salon. Au pire s'il vous faut quelques bras vous pourrez demandez à ces loques qui squattent mon salon de vous aider, charria-t-elle, mais je ne parierais pas sur le résultat.
Les deux adolescentes rirent de bon c½ur sous la remarque d'Alvis. Karin regarda la pièce et reconnu une bonne partie des personnes présentes dans la pièce : Tatsuki, Inoue, Chad, Ishida, Rukia, Urahara, Yoruichi, Matsumoto et Toushirô. Il y avait aussi un homme aux cheveux noirs et plutôt long à côté de Rukia et deux autres avec des cheveux blancs et noirs aussi longs que ceux de sa s½ur ou d'Inoue dont elle se souvenait les avoir déjà vu avant la bataille. Elle voulut connaître l'identité des autres invités mais Yuzu la tira de sa rêverie :
_ Karin, arrêtes de dormir et viens m'aider, ordonna la blonde.
Elle se dirigea vers la cuisine où se trouvait déjà sa s½ur. Rukia et Inoue se levèrent :
_ Yuzu-chan, Karin-chan, est-ce que Rukia et moi pouvons-nous vous aider ? Demanda Inoue.
Tous firent des yeux ronds ; certains pour connaître la cuisine plus qu'originale d'Inoue et d'autre pour redouter la cuisine désastreuse de Rukia :
_ Je pense qu'elles pourront se débrouiller toutes seules, n'est-ce pas ? Intervint Alvis in-extrémis.
_ Oui, Oui, bien sur, déclarèrent les deux s½urs.
Un soulagement collectif sur les visages de l'assemblée. Rukia et Inoue se rassirent. Un silence de plombs s'installa et personne n'osait le briser.
Alvis regarda exaspérée ses invités installés dans son salon à attendre qu'un quelconque miracle ne se produise :
_ Vous allez glander encore longtemps ou vous allez vous décider à faire quelque chose autre que la cuisine, parce que je ne vais pas supporter plus longtemps vos tronches de macaques dans mon salon (quel langage !), prévient-elle passablement énervée.
Ils la regardèrent étonnés sauf Karin et Yuzu qui étouffaient leurs rires le plus possible. D'un coup Urahara se leva précipitamment sentant une colère imminente se rapprocher au travers de l'aura d'Alvis :
_ J'ai oublié que je devais recevoir une livraison aujourd'hui, dit-il soucieux de vivre quelques années encore. Yoruichi-san j'aurais besoin de votre aide. A plus tard.
La jeune femme se leva sans demander plus d'explications. Tatsuki se leva à son tour :
_ Je vais aller aider le père d'Ichigo à la clinique, dit-elle.
_ Je viens, firent Rukia, Inoue et Matsumoto à l'unisson.
Elles quittèrent aussi la maison, toujours sous les rires des jeunes cuisinières :
_ Je dois rejoindre mon père, annonça Ishida.
_ Je t'accompagne, fit Chad.
Alvis quitta le salon pour se diriger vers la cuisine afin d'aider les deux adolescentes. N'entendant plus la porte d'entrée s'ouvrir ou se fermer elle revint sur ses pas, et se planta devant les quatre capitaines avec un regard qui tuerait un mort :
_ Vous êtes sourds ou j'ai du mal à me faire comprendre ? Mon salon n'est un centre d'accueil pour personne en manque d'occupations.
Ils la regardèrent tout aussi surpris :
_ TOUS LE MONDE DEHORS ! cria-t-elle.
_ Mais on a rien à faire, dit le capitaine Kyouraku.
_ Je m'en fou, faîtes le dehors, pas dans mon salon, s'énervant de plus en plus.
_ Mais il pleut, insista-t-il.
_ Je m'en fou, dehors, et plus vite que ça, s'écria-t-elle.
Ils s'exécutèrent sous le regard menaçant de la propriétaire des lieux.
Après leur départ elle soupira, enfin débarrasser de tout ce monde. Elle quitta alors le salon pour rejoindre l'étage supérieur. Elle alla vers le fond du couloir et frappa à la porte sur sa gauche. Puis elle redescendit vers la cuisine où se trouvaient les deux jeunes filles.
Un quart d'heure plus tard, des pas se rapprochèrent de la cuisine :
_ Dites les filles, pourquoi je me suis fait viré de la maison (sans appel) ? demanda le nouveau venu.
Yuzu leva la tête surprise :
_ Ichi-nii ?! demanda-t-elle sous le choc.
_ Mais oui, qui veux-tu que ce soit d'autre, lui répondit sa s½ur.
_ Mais, mais...
Elle abandonna la cuisine et se jeta sur le cou de son frère.
_ Tu t'es amélioré, dis-moi. Avant tu n'arrivais même pas à camoufler ton reiatsu. Aujourd'hui pas un seul capitaine n'a remarqué que tu étais ici à part Karin qui a dû t'apercevoir, dit Alvis.
_ Hn, répondit le roux légèrement contrarié qu'on l'ait remarqué.
_ Oui enfin, si Shi-san ne s'était pas mise en colère, je pense que je ne m'en serai pas rendu compte, dit une voix proche de la cuisine.
C'est alors qu'une tête avec de longs cheveux blancs passa par l'embrasure de la porte.
_ Pff, c'est de la triche, déclara la jeune femme.
_ Comment avez-vous deviné, demanda Karin suspicieuse et bizarrement anxieuse.
_ Et bien... commença un Ukitake pensif, comment dire... Je me souviens que lorsqu'elle était à la treizième division, pour chasser les personnes indésirables elle utilisait un autre moyen.
_ Et... ? Demandèrent-ils tous à l'unisson.
_ Hum... Il se racla la gorge. C'est-à-dire que je tiens trop à la vie pour satisfaire votre curiosité, conclut-il en détournant les yeux après les avoir furtivement menés en direction d'Alvis. Sinon ce repas ça avance ? Dit-il en détournant la conversation.
_ Oui, ça avance, répondit Yuzu.
_ Yuzu, ne tombes pas dans le panneau, lui rétorqua sa s½ur. Il essaye de détourner la conversation pour ne pas répondre, cela cache quelque chose, conclu Karin avec un sourire malicieux sur le visage.
Derrière les Kurosaki, Alvis avait le visage qui se décomposait lentement :
_ « Mais quel idiot ! Pensa-t-elle, il n'aurait pas pu se taire pour une fois, je vais donner quoi moi comment explication débile cette fois-ci pour qu'ils me lâchent. »
_ Bon, finalement je vais faire un petit tour, déclara le capitaine de la treizième division en sentant l'aura meurtrière d'Alvis, bon et bien à plus tard, fit-il en s'enfuyant de la pièce le plus vite possible.
Les trois Kurosaki se retournèrent pour regarder Alvis. Celle-ci arborait un visage des plus neutre et normal, ce qui fit presque peur aux trois jeunes gens qui se demandaient comment elle pouvait faire pour changer d'expression aussi rapidement. Elle les observait sans dire un mot, elle espérait qu'ils lâcheraient le morceau après plusieurs secondes mais rien ni fait, ils voulaient connaître ce moyen de chasser les personnes indésirables et la raison de la fuite dès plus étrange du capitaine Ukitake. Elle soupira et se décida donc à leur dire :
_ C'est bon vous avez gagnés, je vais vous le dire, capitula-t-elle.
Des sourires vainqueurs apparurent sur les visages de la famille Kurosaki :
_ En fait quand je veux qu'on me laisse tranquille, comme aujourd'hui pour que tout le monde parte et bien, j'ai tendance à montrer une facette de ma personnalité que je préfère ne pas montrer, mentit-elle avec un sourire franchement déstabilisant.
_ Et quelle cette facette de votre personnalité que vous ne tenez pas à montrer ? Demanda innocemment Ichigo.
_ Tu tiens vraiment à le savoir, gamin, dit-elle cette fois-ci avec un regard des plus cruels et un sourire moqueur.
_ Finalement, non, comme a dit Ukitake, je tiens trop à la vie pour vouloir connaître la réponse où la donner, répondit Ichigo avec un sourire forcé.
Ichigo préféra alors aider ses deux s½urs à préparer le reste du repas, en se posant une tonne de questions sur les véritables raisons de ce coup de bluffe, car oui, elle avait mentit sur les raisons des « remarques pertinentes » d'Ukitake, Karin avait raison cela cache quelque chose... Ces sur ses réflexions qu'il continua le repas avec ses deux petites s½urs.
Dans l'une des pièces voisines, Alvis soupira, jamais ils ne goberont ce mensonge.
_ « Je change de personnalité, n'importe quoi, qu'est-ce qu'il faut inventer. Quand je veux qu'on me laisse tranquille, je bluffe, et j'utilise n'importe qu'elle moyens pour arriver à mes fins, pensa-t-elle. Raaaahhhh, il me le payera... ».
Le soir arriva rapidement, le temps était magnifique et le coucher de soleil l'était tout autant. La pluie avait rafraîchie l'atmosphère devenue lourde en ses jours d'été et rendait le paysage féérique, avec le reflet des dernières gouttes d'eau qui tombaient délicatement des feuilles de toutes les plantes environnantes .Sur l'une des petites collines qui bordaient la petite rivière un groupe d'un assez grand nombre de personnes s'était posé sur l'herbe verte et fraîche, assis sur des nappes de pique-nique. Certains discutaient, se chamaillaient, d'autres se taisaient appréciant l'instant présent seul ou avec quelqu'un.
La famille Kurosaki vint se joindre a cet énorme groupe de personne (sans Ichigo), chargée comme des mules, ils furent aider par un bon nombre d'entre elles pour porter ce qui semblait être le repas préparer quelques heures auparavant ou la veille. Arriva en suite Alvis accompagné de quelques capitaines qu'elle semblait forcer à venir à coup « de coup de pieds dans le derrière ». Ce qui signifiait qu'elle traînait un capitaine Hitsugaya franchement pas ravi, un Ukitake ronchon de s'être fait taper sans raison, un capitaine Kyouraku boudeur de s'être fait jeté par toutes les femmes qui passaient sur son chemin (vive Nicky Larson ! ou city hunter !) et un Kuchiki Byakuya qui aurait préféré resté tranquillement seul pour sa soirée :
_ Voilà enfin les capitaines, annonça Rukia.
Elle était vêtue d'un jean assez évasé vers le bas et bleu marine, et un haut à manches courtes bouffantes, et un décolleté carré léger. Une bande de tissu brillant soulignait sa poitrine, le « bas » du haut était volant, le tout dans un jaune pale très simple. Ajouté à cela une paire de ballerines de la même couleur :
_ Enfin, ce n'est pas trop tôt, se moqua Inoue ce qui lui attira quelques regards meurtriers.
Inoue tira par le bras Alvis qui manqua de tomber. La tenue d'Inoue était ce qu'il avait de plus simple mais qu'il lui comme un gant. Sa robe de couleur vert pomme faisait ressortir la couleur de ses cheveux (qu'est-ce qui faut pas raconter !). Inoue l'amena donc jusqu'à une nappe où une bonne partie des demoiselles s'étaient installées pour discuter :
_ Bien maintenant nous allons pouvoir commencer, annonça joyeusement Inoue.
Les regards qu'affichaient chacune des filles présentes, inquiéta grandement notre belle Vizard. Elle posa alors la question fatidique :
_ Commencer quoi ? Demanda-t-elle le plus innocemment possible.
Cette fois-ci des sourires plutôt sadiques apparurent sur leur visage ce qui était un mauvais présage. Elle devait déguerpir de cette partie de la colline le plus vite possible, si elle tenait un temps soit peu à la vie. C'est alors qu'elle ressentit un reiatsu qui lui était familié, son sauveur allait bientôt arriver. Comme prévu dix secondes plus tard, Ichigo fit son apparition et Alvis en profita pour s'éclipser le plus rapidement et le plus loin possible de cette troupe de jeunes filles avides de révélations alléchantes. Elle s'éloigna alors de petit groupe (pas si petit que ça) pour s'installer sur le toit d'un immeuble en brique de style américain dans les années 30 (trouvez la référence) et regarda avec ses yeux sombres le ciel qui petit à petit faisait apparaître ses étoiles toute plus belles les unes que les autres. Elle ferma et apprécia le vent frais qui soufflait en ce début de soirée, jusqu'à ce que deux bras viennent entourés sa taille et qu'une se pose sur son épaule gauche, elle savoura ce contact.
Flash Back :
La bataille s'était terminée depuis environ une semaine et dénombrait un grand nombre de pertes et de blessés. Parmi ces blessés, le capitaine Ukitake, qui ne s'était toujours pas réveillé depuis la fin des combats. Tous les membres de sa division étaient abattus, leur capitaine était mal en point et ils ne pouvaient rien faire. Dans la chambre du capitaine, une shinigami était debout devant le lit, ses vêtements laissaient les multiples bandages de différentes blessures. Elle s'approcha, prit la main du capitaine dans la sienne, avança son visage vers celui d'Ukitake, ses cheveux courts lâchés effleurant le visage de celui-ci et lui murmura :
_ Pardon, j'aurai tellement aimé le dire après que tu te sois réveillé, mais je ne peux rester plus longtemps ici, reviens vite parmi les vivants (je sais ils sont déjà morts mais c'est une façon de parler), tu manques à beaucoup de personne, Shunsui est vraiment collant, heureusement que je dois partir... A un de ces jours, je l'espère et encore pardon...
Elle se redressa et relâcha la main qui était dans la sienne pour quitter la pièce et donc la Soul Society. Quelques minutes après son départ, une « infermière » vint vérifier l'état du capitaine lorsqu'elle vit la main de celui-ci bouger...
Fin Flash Back.
_ Tu t'es encore enfuie, déclara la personne qui l'enlaçait.
_ Je me voyais très mal répondre à l'interrogatoire qu'elles m'avaient préparées, j'ai eu assez de questions des plus ennuyantes aujourd'hui, répondit-elle.
_ Hn, je suis donc ennuyant, raisonna-t-il.
Elle leva les yeux au ciel en signe d'exaspération puis se retourna vers son interlocuteur et l'embrassa. Surpris d'abord par son geste, il ne refusa pas non plus l'offre faite par Alvis. Ils s'arrêtèrent lorsqu'une lumière et forte détonation retentit dans le ciel ; le feu d'artifice venait de commencer. Ils regardèrent ainsi le spectacle que celui-ci offrait enlacé dans les bras l'un de l'autre. A la fin du feu d'artifice Alvis se dégagea de l'emprise de son compagnon et le tira par la main pour l'emmener quelque part :
_ Jyuushiro, tu viens ils vont commencer à nous chercher...
Il sourit et la suivi avec toujours sa main dans la sienne...

Fin épilogue : Soirée tranquille... Enfin...

Enfin finie... Je n'en reviens toujours pas... En espérant que ça vous a plus, je vous de bonnes fêtes super en avance mais bon ce n'est pas grave...
Kiss
Haru de la goldenpair
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 18:43

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 16:50

Fullmetal Alchemist :

Fullmetal Alchemist :
One-shot :

Crédits: les personnage de fma ne m'appartienent pas

Et bien je n'ai qu'une chose à dire : Bonne lecture !



Le bus.


Munich 2009 : 7h34.

Une jeune femme blonde aux yeux ambrés virant très légèrement vers une couleur chocolat attendait tranquillement son bus. Elle était vêtue d'un jean brut évasé avec des ballerines noires et simples. Son trench noir ouvert laissé voir qu'elle portait une chemise blanche en coton. Assise sur le banc de l'abri bus, elle regarda sa montre pour savoir si son bus qui la mènerait jusqu'à son travail allait bientôt arriver. Le ciel gris menaçait la ville de la pluie, ce qui la mit dans une triste humeur. Elle préférait les jours où le soleil brillait de tous son éclat. Elle sortit alors de son grand sac blanc un baladeur mp3. Elle l'alluma et écouta la première chanson en attendant toujours son bus qui la mènerait jusqu'à son travail. La seconde chanson allait commençait quand elle sentit quelqu'un qui s'assit de l'autre côté du banc. Elle tourna la tête et put voir à quoi ressemblait son nouveau voisin de banc. C'était un homme qui selon elle devait avoir deux ou trois ans de plus qu'elle, grand, brun, bien bâtit habillé d'un trois pièces sombre lui allant parfaitement. Son visage respirait la confiance en soi, l'assurance. Elle ne put voir ses yeux, étant fermés. Elle se concentra de nouveau sur la musique de son baladeur.

Cinq minutes plus tard le bus qui se rendait dans le centre ville arriva, elle monta, valida son titre de transport et alla s'assoir non loin de la sortie. Il fit la même chose et alla s'assoir sur l'autre rangée de siège à côté de la fenêtre. Et il s'endormit la tête posée sur la vitre du bus. Après vingt minutes de trajet, elle descendit, et l'inconnu avec qui elle avait partagé un banc dormait toujours dans le bus. Elle rangea son baladeur et rejoignit son lieu de travail, pour une longue journée de dur labeur.

Cela faisait maintenant un mois qu'elle prenait tous les matins le bus avec cet homme dont elle ne connaissait absolument rien, à part peut-être qu'il possédait un petit penchant pour la sieste. Aujourd'hui était son jour de repos, cela faisait un moment qu'elle n'en avait pas eu et ça lui faisait du bien. Elle adorait son travail mais son supérieur était quelqu'un qui se jetait un peu trop corps et âme dans son boulot, et cela avait empiré lorsque sa femme l'avait quitté et était partie avec leurs enfants.

Elle se reposait donc tranquillement à l'ombre d'un grand arbre dans l'un des parcs de la ville, non loin de son domicile étant à pied. Le soleil et la chaleur de ces derniers jours l'avaient appelé à mettre une jupe volante arrivant au genou et blanche avec un haut jaune pâle possédant un décolleté rond et des manches courtes. Assise dans l'herbe fraîche, elle avait enlevé ces chaussures pour mieux profiter de la douceur et fraîcheur de cette dernière. Elle lisait un livre, un livre à l'eau de rose comme dirait ses collègues. En effet, elle Riza Hawkeye, terrible lieutenant de police, qui fait peur aux criminels et à ses collègues les plus machos, lisait une romance des plus dégoulinantes d'amour. Pourquoi lisait-elle cela ? Simplement que dans le monde de « brut » ou plutôt dans un monde d'homme dans lequel elle vivait, elle ne souhaitait pas devenir comme ces collègues et perdre ce qu'il faisait d'elle quelqu'un de différent, un inspecteur et un tireur hors du commun. Elle voulait surtout restait une jeune femme avec des rêves de petite fille qui cherche encore le prince charmant. Elle soupira et se replongea dans sa lecture. Suite à une longue d'intense lecture, elle fit une pause et sortit de son sac une bouteille d'eau, lorsqu'elle l'aperçut, « l'homme du bus » comme elle l'appelait, au bras d'une jeune femme brune, élancée, classe et il ne faut pas mentir magnifique. Elle se doutait qu'il était ce genre d'homme, mais bon, un mystère en moins d'enlever.

Le lendemain, il était toujours là à l'arrêt de bus. Elle se dirigea comme à son habitude à son travail et lui au sien.

Elle était en plein interrogatoire d'un indic quand sans qu'elle ne puisse le prévoir une personne s'introduit dans la pièce :

_ Ne répondez pas, intima une voix grave à l'indic.

Elle se retourna pour connaître l'identité de celui qui venait déranger son interrogatoire. Il se dirigea vers la dernière chaise disponible et s'assit aux côtés de l'indic. Lui, elle n'en revenait pas, « l'homme du bus » était dans le commissariat dans lequel elle travaillait. En voyant le visage du lieutenant de police qui s'occupait de son client le surpris, puis un sourire narquois apparut et il se présenta :

_ Maître Roy Mustang, je suis l'avocat de Monsieur Rocke, annonça-t-il.

_ Bien, pouvons nous reprendre ? Demanda Riza passablement énervée qu'on vienne la déranger durant l'un des ses interrogatoires.

_ Bien entendu, répondit l'avocat.

_ Quand avez-vous vu pour la dernière fois la victime Eliana Jenke ?

L'avocat regarda son client perplexe, de quoi pouvait-elle bien parler. Son client lui était stresser, cela n'échapperas à l'inspecteur et l'enfonceras encore plus :

_ Pourrais-je parler à mon client quelques instants, en privé s'il vous plaît ? Quémanda-t-il.

Elle sortit de la pièce et rejoignit son collègue derrière la vitre sans teint, en attendant que Messieurs Rocke et Mustang finissent de discuter :

_ Tu le connais ce Mustang ? Questionna Havoc.

Jean Havoc était grand et blond, toujours avec une cigarette au bec, il travaillait avec Riza depuis maintenant cinq ans. Il était un excellent inspecteur et tout comme Riza un très bon tireur. Cet ancien militaire avait décidé de se diriger vers les forces de police car son esprit de déduction lui avait été très utile lorsqu'il était encore militaire, aujourd'hui il s'en sert pour élucider des crimes. Il y avait une chose que Riza n'aimait pas chez son coéquipier, il posait parfois des questions totalement hors contexte ou qui étaient indiscrètes :

_ Non ! Ne me dis pas que...

_ Non, je ne suis, ne sors et ne sortirais pas avec lui, le coupa-t-elle, il se trouve que nous prenons le même bus le matin, répondit-elle.

Elle ne put voir le sourire qui illuminait le visage de son ami :

_ Il ne faut jamais dire jamais Riza, conclut-il.

Elle soupira et reprit la direction de la salle d'interrogatoire, les deux hommes ayant fini leur petite discussion. Après avoir eu toutes les informations pour son enquête, elle se dirigea vers son bureau qu'elle partageait avec Havoc. Elle commença à rédiger son rapport quand Havoc entra à son tour dans le bureau accompagnait de Mustang. Ils s'assirent au bureau de Havoc et continuèrent leur discussion. Ce dernier sortit son paquet de cigarettes et allait en allumer une, lorsqu'un coup de feu retentit frôla le visage de Jean. La balle se planta dans le mur derrière lui. Mustang se retourna et put voir notre chère Riza avec son arme encore fumante dans sa main droite et son stylo dans l'autre, elle releva la tête :

_ Pas dans ce bureau, dit-elle calmement tout en rangeant son arme dans son étui.

Havoc rangea lui aussi rapidement sa cigarette dans son paquet. Mustang était abasourdi, comment avait-elle fait ça ?

_ Impressionnant, déclara l'avocat. Où avez-vous appris à tirer comme ça ?

_ Cela ne vous regarde pas, répondit-elle sèchement.

_ Et bien, vous semblez bien plus agréable lorsque vous attendez le bus.

Elle finit d'écrire son rapport rapidement, le signa et s'apprêtait à partir en ignorant l'avocat quand son téléphone portable sonna. Elle décrocha :

_ Allo ?

_ « ... »

_ Quoi ?! S'écria-t-elle.

_ « ... »

_ Très bien, j'arrive tout de suite, déclara-t-elle.

Elle raccrocha, prit sa veste en vitesse, sans ranger son bureau :

_ Euh, je ne sais pas si je serais là demain, à plus.

_ ...

Elle quitta en trombe le bureau et le commissariat :

_ Et bien, ça lui arrive souvent ? Questionna Mustang.

_ Non pas du tout.

Le jour suivant, il ne l'a vit pas à l'arrêt de bus, ce qui l'attrista, il aurait bien aimé lui parler maintenant qu'il savait comment elle s'appelait. Ce léger détail le mit de mauvaise humeur toute la journée, ce qui ne manqua de remarquer son meilleur ami et lui aussi avocat Maes Hughes :

_ Que se passe-t-il, tu t'es ton premier râteau ?

Il lui lança un regard noir qui n'intimida absolument pas son interlocuteur :

_ Hé, j'ai oublié de te dire, hier, Grace m'a dit que les jumeaux étaient nés, que Winry va bien, au passage elle allait tuer Edward mais bon,...

Cette nouvelle sembla renfrogner le beau brun dans son mutisme :

_ Ca te dit d'aller les voir après le boulot ? Demanda Maes.

_ Hn.

_ Alors ranges tes affaires, on y va, dit-il gaiement.

Et il quitta le bureau de Roy en fanfaronnant et en se demandant si les jumeaux étaient aussi mignons que son adorable petite Alicia. Roy soupira, se leva, récupéra ses affaires et rejoignit Maes, pour aller voir Winry la fiancée de son « protégé » Edward Elric, qu'il considérait lui et son petit frère Alphonse comme ses petits frères mais ça il ne leur dira pas, surtout pas à ce minus. Arrivé à l'hôpital, ils demandèrent la direction de la maternité. Ils frappèrent à la porte de la nouvelle maman et entrèrent, Maes avait en chemin acheté un magnifique bouquet et des petits présents pour les nouveaux nés. Roy vit alors la nouvelle maman avec l'un des jumeaux dans les bras en s'amusant avec les petites mains du bébé. La jeune maman semblait discutée avec une jeune femme blonde :

_ S'il te plait, acceptes, la supplia Winry.

_ Très bien, accepta la jeune femme dont il reconnut la voix.

_ Hé Riza, cela faisait longtemps, s'exclama Maes, tout en commençant à sortir son porte feuille rempli de photo de sa fille adorée.

Le visage de Riza déglutit en voyant Maes sortir son porte feuille :

_ « Pas assez longtemps à mon goût, pensa-t-elle », Maes ! Comment...

Elle remarqua Roy derrière Maes :

_ Vous ! S'exclama Roy.

_ C'est pas vrai, la ville est si petite que ça, murmura-t-elle.

_ Vous vous connaissez ? Demanda Winry.

_ Malheureusement, oui, répondit Riza.

_ Ah mais c'est vrai vous habitez le même quartier ! Déclara Maes.

Les deux concernés soupirèrent, Winry sourit en voyant ces deux là dans la même pièce, elle qui voulait les faire se rencontrer, elle n'avait même pas à se fatiguer pour chercher comment :

_ Roy, j'ai enfin avec Ed on en a discuté, commença-t-elle, quand il revient je le tue celui là, murmura-t-elle pour elle-même, et on aimerait que vous soyez le parrain des jumeaux ?

_ Heu...

Winry fit alors des yeux de chiens battus, ceux dont presque personne ne résiste :

_ « Et voilà, il tomber dans le panneau », pensa Riza.

_ Bon d'accord, répondit-il.

_ Merci, merci.

_ Mais au fait qui est la marraine ? Questionna-t-il perplexe.

_ Moi, répondit-elle, mais il me faut plus que les yeux de chiens battus pour m'avoir, dit-elle moqueuse.

_ Hn.

Après deux longues heures où Maes ne parlait que sa femme et sa fille adorée, l'appel d'Edward l'heureux papa et celui d'Alphonse l'oncle partit chercher le père à l'autre bout du monde pour le ramener auprès de Winry et des ses enfants et où le parrain et la marraine n'arrêtait pas de se chamailler, ces derniers partirent et laissèrent la maman se reposer avec ses jumeaux. Malheureusement pour ces deux là ils avaient oublié qu'ils habitaient tous les deux le même quartier et qu'ils devraient prendre ensemble le bus qui les ramènerait chez eux. En sortant du bus Roy la salua :

_ A demain, Madame la marraine.

_ Hn.

Et ils se séparèrent pour retrouver leurs propres appartements. Bien entendu, le lendemain ils se retrouvèrent à l'arrêt de bus, et ils discutèrent de tout et de rien jusqu'à ce que Riza descende du bus pour rejoindre le commissariat et lui son cabinet qui se trouvait à deux pas du palais de justice.

**1 ans plus tard**

Les jumeaux essayèrent de souffler leurs bougies, ils réussirent avec quelques difficultés. Toutes les personnes présentes applaudirent et Edward commença à découper le gâteau pour pouvoir le déguster. Winry quand à elle prit une photo de Trisha et Sean avec leur parrain et leur marraine, c'est-à-dire, Roy et Riza. L'anniversaire se passa tranquillement et tous les invités quittèrent les Elric.

Evidemment Riza et Roy prirent le même bus. Et le lendemain encore, mais cette fois-ci Roy descendit au même arrêt que Riza :

_ Tu aurais pu me dire que tu allais au commissariat, dit-elle.

_ Je viens seulement de m'en souvenir, avoua-t-il.

Elle leva les yeux au ciel, et poussa un gros soupir que Roy entendit et se mit à rire.

La journée avait très bien commencé, mais elle s'était très mal terminée. Durant cette journée maudite, un groupe d'homme avait décidé de braqué le commissariat afin de récupérer tous ce qui était stocké dans les entrepôts. Mais pour éviter qu'ils soient n suivit, ils avaient tiré plusieurs balles au hasard. Heureusement aucunes victimes n'est encore à déplorer ; mais il y avait deux blessés graves. Deux hommes, l'un est lieutenant de police et l'autre un avocat, de passage pour la journée afin de régler certain détails administratifs.

Riza attendait dans les couloirs de l'hôpital devant les blocs opératoires. Cela faisait maintenant quatre heures qu'elle attendait qu'un médecin vienne lui annoncer l'état de santé de ses deux amis. Suite à l'appel de Riza, Maes était venu la rejoindre. Il était allé chercher du café ainsi qu'un peu de nourriture. A peine revenu de sa course deux médecins se présentèrent et expliquèrent la situation :

_ Le lieutenant Havoc devrait s'en sortir s'en trop de problème, la balle lui a frôlé foie mais cela est sans gravité, déclara le médecin de gauche.

_ L'état de Monsieur Mustang est un peu plus inquiétant, durant l'opération son c½ur s'est arrêté, nous avons réussi à le ramener et à extraire la balle de son abdomen et à stopper l'hémorragie. Son état est à présent stable mais il peut à tout moment rechuter.

Riza s'assit mollement sur les chaises installées dans le couloir blanc de l'hôpital, soulagée et inquiète à la fois. Une heure plus tard, les médecins les autorisèrent à aller les voir. Maes alla voir Roy et Riza alla voir Jean qui devait bientôt se réveiller.

Lorsqu'elle pénétra dans la chambre, elle vit son coéquipier réveillé et qui respirait avec un masque à oxygène. Il le retira :

_ Hey salut, dit-il.

_ Salut, répondit-elle avec un léger sourire.

Elle resta avec lui et lui expliqua la situation. Il demanda alors à aller voir Roy. Une infirmière vint l'aider à se mettre dans une chaise roulante et leur indiqua le numéro de chambre de Roy. Arrivé, ils virent Maes assit sur l'une des chaises à côté du lit. Son visage montrait l'inquiétude que Roy ne se réveille pas. Quand il vu que Jean était réveillé, un poids s'enleva et ils veillèrent au chevet de l'avocat.

Deux semaines étaient passées depuis «l'attaque », Havoc était en convalescence, Roy ne s'était toujours pas réveillé et Riza et Maes enquêtaient sur les « terroristes ». Cela faisait aussi deux semaines que Riza n'était pas retournée à l'hôpital. Elle mettait toute son énergie dans la recherche des ses criminels. Elle ne supportait plus de prendre le bus et avait pris une voiture de fonction à plein temps. Maes et Jean venait s'enquérir de l'état de santé de leur ami. Maes tentait de convaincre Riza de venir avec lui à l'hôpital mais elle repoussait toujours au lendemain.

Un mois, voilà le temps qu'elle a mis pour les retrouver et les appréhender. Et cela faisait maintenant cinq jour que Roy était réveillé. Mais celui-ci semblait dans un autre monde complètement déconnecté de la réalité. Jean et Maes tentèrent de lui remonter le moral mais rien n'y faisait.

Prenant son courage à deux mains, elle décida de rentrer dans l'hôpital. Devant la chambre, elle se demandait ce qu'elle faisait là mais finit par frapper à la porte. Elle entendit un vague entrer peu accueillant. Elle entra donc :

_ C'est comme ça qu'on accueille ses invités ?

Il tourna la tête en sa direction. Elle était enfin venue, depuis le temps qu'il l'attendait, depuis le temps qu'il voulait la voir. Maes lui avait dit qu'elle avait réussit à attraper les braqueurs du commissariat :

_ Je suis désolée de ne venir que maintenant mais j'avais pas mal de boulot à terminer avant, déclara-t-elle.

_ Pourquoi ?

Elle fronça les sourcils, elle ne voyait pas où il voulait en venir :

_ Pourquoi n'es tu pas venue avant aujourd'hui ?

_ Je te l'ai dit j'avais...

Il se leva facilement et alla la rejoindre. Il la prise dans ses bras et la serra fortement comme pour ne pas qu'elle s'échappe. Il la relâcha et plongea son regard onyx dans celui doré de la jeune femme. Il ne put résister plus longtemps et l'embrassa fiévreusement. Elle répondit au baiser et se laissa emporter par le flot d'émotion qui la transporta.

Quelques jours plus tard, Roy put sortir de l'hôpital. Il devait malgré tout revenir plusieurs fois par semaine pour faire un peu de rééducation, car le mois qu'il a passé dans le coma ont quelques peu affecté ses muscles et ne lui permettront pas de refaire du sport avant un petit moment.

Tout le monde était venu le voir pour sa sortie, toute la famille Elric au complet, Maes, sa femme Grace et sa fille Alicia, Jean et quelques vieux camarades de l'armée tels que Armstrong, Fuery, Falman et Breda, tous sauf Riza. Elle lui avait dit qu'elle serait peut-être sur une enquête et qu'elle n'arriverait pas se libérer. Malgré les protestations il réussit à convaincre tout le monde qu'il souhaitait rentrer en bus. Il se dirigea donc vers l'arrêt de bus de l'hôpital. Il vit alors assis sur le banc de l'arrêt de bus, une magnifique jeune femme aux cheveux blonds, aux yeux à la couleur ambrée, habillée d'une splendide robe blanche et de petites chaussures de la même couleur qui lui souriait. Il la rejoignit, l'embrassa et prirent tous les deux le bus pour rentrer chez eux main dans la main et simplement heureux d'être ensemble.

Fin.




Et voilà fini, cela m'est venue comme ça, alors j'ai décidé de le taper et de le publier, j'espère que cela vous a plu, laissez moi des coms, merci.

Haru de la goldenpair.
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 03:09

Sushi Maki

Sushi Maki
Credits: les personages de Fruits Basket ne m'appartiennent pas ils sont à son auteur ...


Prologue de Sushi Maki

Deux jeunes hommes assis dans le grand hall du tribunal de Tokyo attendaient silencieusement la fin des délibérations. Au bout d'une heure, l'un d'eux se leva et commanda un café noir serré, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Malheureusement il fut rapidement rejoint par un homme un peu plus âgé doté d'une certaine aisance.
_ C'est bien aujourd'hui, TON affaire ? lui demanda celui-ci.
_ Heu... Oui, j'attends les délibérations, répondit le jeune homme.
_ Tu n'as pas l'air très confiant. Tout s'est bien passé au moins ?
_ Oui, maître. J'ai fait mon possible.
_ Bien. Mais cela suffira-t-il ? Allez je ne suis pas mauvais joueur, je te souhaite bonne chance ! dit-il d'un air enjoué.
Son supérieur était parti aussi furtivement qu'il était venu, certainement très satisfait de tourmenter ainsi un petit nouveau. Mais le jeune avocat connaissait très bien ce genre de personnage, et ne tomba pas dans l'intimidation ou le découragement. Il avait été jusqu'à demander personnellement au directeur de son cabinet d'avocat de prendre en charge cette affaire.

*** Deux mois plus tôt ***
_ Écoutez jeune homme, je n'ai aucune raison de m'y opposer mais vous n'aviez en aucun cas besoin de passer directement par moi. Surtout en m'attendant dans les toilettes de la cantine. Vous devez simplement obtenir l'autorisation de votre supérieur le plus direct, lui dit le directeur du prestigieux cabinet.
_ Ah bon ?! Très bien, M. le directeur. Je vous remercie infiniment. Veuillez excuser mon manque de délicatesse.
Le jeune avocat s'apprêtait à partir quand le directeur ajouta :
_ Jeune homme, depuis combien de temps êtes-vous dans ce cabinet ?
_ Jusqu'à la semaine dernière, je n'étais que stagiaire. A la fin de mon stage de 3 mois, le cabinet m'a intégré en tant qu'avocat apprenti.
_ Donc ce n'est que votre première semaine en tant que salarié dans mon cabinet. Intéressant ! Qui était votre maître de stage ?
_ Maître Urahara.
_ Vraiment très intéressant. Je lui demanderai personnellement pour votre requête, le connaissant il viendra vous voir immédiatement après notre entretien.
_ Merci et encore pardon pour le dérangement.
« Effectivement être directeur demande un grand investissement. Déranger jusqu'aux toilettes, pour une petite affaire. Ah la jeunesse ! Quelle insouciance ! Bon reprenons mon affaire tranquillement... », pensa le directeur de l'agence.
Le lendemain, Maître Urahara s'empressa de venir à la rencontre du jeune homme.
_ Mon cher ancien stagiaire !!!
_ Vous vous souvenez de moi ?!
_ En fait, non. Mais d'après ce que l'on m'a conté, j'aurais dû te garder à l'½il, dit son supérieur en le désignant du doigt et en affichant un petit air taquin.
« Cet homme me rappelle quelqu'un ? Mais je n'arrive pas à savoir qui ? Ce n'est pas bon signe. » Pensa l'ancien stagiaire.
_ Maître, acceptez-vous que je prenne l'affaire du jeune Târo Musashi ?
_ Bien sûr que je vous y autorise, voyons. Mais à qui vais-je attribuer la supervision de l'affaire ?
_ Comment cela ?
_ Vous ne comptez tout de même pas traiter cette affaire seul ?
_ Si cela ne vous dérange pas, j'apprécierais.
_ Quelle assurance ! Mais sachez que dans ce cas, vous seul serez responsable si vous perdez.
_ Je n'envisage aucune défaite sur cette affaire, je me l'interdis.
_ Quoiqu'il en soit, de mon côté je n'apprécie que la victoire pour toute affaire. Dans mon équipe, une défaite équivaut à un gage se traduisant de diverses manières. Pour plaider, il faut accepter mes règles. Alors les acceptes-tu ?
_ Ai-je le choix ?
Son interlocuteur afficha alors un petit sourire sournois.
_ Dans ce cas, j'accepte vos règles.
_ Par-fait se délecta Maître Urahara avant de partir en sautillant.
« Qui peut dire ce qu'il a en tête celui-là ? Cette histoire ne me plaît pas du tout, mais je suis dans une impasse. », se dit le jeune avocat.

*** *** *** ***
Après le passage malvenu de son supérieur, il avait la pression supplémentaire d'imaginer ce que cet étrange personnage, ayant une troublante ressemblance avec une vieille connaissance pouvait lui réserver s'il perdait. Mais le jeune homme se ressaisit ; il ne devait penser qu'à son client qui demeurait le plus important dans son esprit. Finalement, le juge avait fini de délibérer et fit entrer les deux partis dans la salle d'audience.
_ Je déclare la requête d'émancipation de Musashi Târo rejetée, annonça le juge.
Il avait perdu sa première affaire mais surtout celle qui lui tenait le plus à c½ur. Mais plus important son client n'avait pas obtenu gain de cause. Le jeune avocat visiblement affecté par cette annonce devait faire front, ne pas baisser les bras devant son client et le juge l'y aida en poursuivant :
_ Cependant, il est autorisé à Musashi Târo de vivre chez un adulte si celui-ci accepte de devenir son tuteur légal jusqu'à sa majorité.
L'avocat se tourna vers son client ne sachant pas trop quelle attitude adopter. Finalement, c'est l'adolescent qui engagea la conversation.
_ Ne vous blâmez pas maître. Je ne considère pas que ce soit une défaite, après tout je ne suis pas obligé de retourner chez mes parents grâce à cette audience. Je pense que cela m'aidera pour avancer sans toutes les libertés d'une émancipation mais c'est déjà un pas.
_ Je voulais tant vous l'offrir, cette émancipation. Cette liberté dont vous avez besoin pour vivre par vos propres moyens.
_ J'attendrai ma majorité. En tout cas, grâce à vous et à votre expérience j'ai réussi à m'ouvrir à d'autres possibilités et tout comme vous je m'en remets à un cousin. Cela ne sera pas le paradis parce qu'il a posé des conditions mais c'est normal. Je ne peux pas espérer un logement sans loyer et ne pas participer aux tâches ménagères et autres obligations.
_ Je suis heureux de savoir que vous avez pu trouver une solution qui vous convienne. Puis-je avoir vos nouvelles coordonnées ?
_ Bien entendu, maître.
_ A présent, vous n'êtes plus mon client. Alors, appelez-moi Yuki.
_ D'accord Yuki mais réciproquement appelle-moi Târo.
_ Très bien. Je prendrai de tes nouvelles et m'assurerai de ton confort dans ton nouveau logis.
_ Bien sûr, je pense que mon cousin sera d'accord.

Fin du prologue

Je remercie Haru pour son soutien, sa participation et ses nombreux encouragements (quelques fois maladroits mais qu'importe !)
Merci d'avoir lu le prologue de ma fic Sushi Maki, n'hésitez pas à me donner vos impressions.
J'espère vous avoir convaincu de lire la suite.
H!n@
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# Posté le dimanche 27 avril 2008 07:23

Modifié le mercredi 05 août 2009 17:54

Sushi Maki

Sushi Maki
Chapitre 1 : Marchons dans la neige

Après avoir pris les nouvelles coordonnées de son client, Yuki sortit de la salle d'audience quand il aperçut à travers une des fenêtres du grand Hall, de légers flocons de neige repeindre lentement le paysage automnal d'un doux voile blanc. Ce paysage hivernal naissant lui produisit une légère palpitation dans la poitrine et éveilla en lui, des souvenirs partagés après les premières neiges, chaque année depuis sa sortie du lycée, mais aujourd'hui, il était seul. Perdu dans ses songes, le froid le frappa de plein fouet lorsqu'il sortit du grand tribunal de Tokyo. Alors qu'il se hâtait à fermer correctement son manteau afin de mieux lutter contre l'arrivée soudaine de la fraîcheur, il eut le sentiment d'avoir oublié quelque chose d'important ce qui rendit son retour brutal à la réalité d'autant plus difficile. Malgré un profond malaise, il continua sa route solitaire sous la douce neige tombante, de son pas calme et assuré. Il arriva sans en prendre conscience dans la grande avenue commerçante de la capitale. Elle arborait une multitude de décorations de Noël, toutes plus belles les unes que les autres. Yuki s'arrêta, les regarda et s'écria :
_ SON CADEAU !!!!!!!!!!!!!!!
Il se retourna et commença à courir en direction des magasins les plus raffinés de l'avenue. Dans sa course effrénée, il évita de justesse une jeune mère et sa fille trop occupées à admirer les vitrines pour s'écarter de son passage, comme l'avait fait la foule abasourdit par une telle fougue. Malheureusement pour lui, dans cette man½uvre périlleuse, il glissa sur un flocon de neige. Dans sa chute, il heurta un poteau de pleine face, ce qui l'assomma. Après un petit moment, il se releva péniblement et continua son chemin en titubant. La perte d'orientation le fit dépasser le magasin qui, à son grand désarroi était fermé. Toujours haletant, il reconnu la sonnerie que son téléphone portable réservé à une personne en particulier. Il sourit tendrement à la vue de l'image sur le cadran du mobile représentant l'interlocuteur.
_ Oui.... Il prit une grande inspiration.
_ Yuki ! Est-ce que tout va bien ?
_ Oui... Ne t'inquiètes pas, je reprends simplement mon souffle.
_ Pourquoi es-tu essoufflé ?
_ Heu... Un peu d'exercice ça ne fait pas de mal ! Feint-il.
_ J'ignorais qu'il t'arrivait de faire du jogging.
_ Et bien, je l'ignorais aussi, il eut un petit rire mais reprit vite son sérieux. J'ai cru comprendre que tu n'étais pas libre ce soir.
_ Et bien, non. Mon client veut un dernier dîner d'affaire avant de repartir pour la France. Mais, je n'aurais peut-être dû accepter ?
_ Le travail passe avant tout. A moins que ce soit autre chose ?
_ Non, Yuki ce n'est pas ça ! C'est juste c'est le boulot.
_ Tu es importante pour moi. Je ne veux pas freiner ta carrière.
_ Et de ton côté, c'était le grand jour, aujourd'hui ?
_ Oui. Nous en parlerons plus tard. Ne fais pas attendre ton client plus longtemps. Passe une bonne soirée.
_ Merci. Fais une bise à Komaki et Kakéru de ma part.
_ J'ai annulé.
_ Mais, Yuki le vendredi soir c'est la tradition.
_ Sans toi, ce n'est pas la tradition. En plus, j'ai beaucoup de dossiers en retard et je pensais annuler de toute façon. On n'y peut rien c'est notre job et tant mieux si ça marche bien. A plus tard. Je t'embrasse.
_ Bisous.
Yuki était soulagé d'en finir avec cette conversation devenue difficile pour ses nerfs déjà très affaiblis par une journée éprouvante. Il savait qu'il devait être compréhensif et il l'était souvent mais cela ne voulait pas dire que c'était simple. Parfois, il préfèrerait être plus égoïste, un peu comme Lui le faisait quelque fois sans que personne ne lui en tienne rigueur. Soudain, il sentit que son sentiment de jalousie si fort autrefois n'avait pas disparu mais c'était juste atténué. Il se livrait donc une lutte intérieure, refusant de faire paraître sa jalousie envers Lui ou un travail qui visiblement était très prenant. Après un long moment adossé à la vitrine du magasin tristement clos, Yuki reprit le chemin de son appartement. En passant devant un magasin de jardinerie il s'arrêta et regarda la vitrine se souvenant de son premier potager pendant ses années de lycée. Le souvenir de Tohru lui revient en mémoire « J'espère que tout va bien pour eux » pensa Yuki. Arrivé chez lui, il découvrit le réfrigérateur vide et se dit : « Ce n'est vraiment pas ma journée ». Il attendait toujours le week-end pour faire les courses de la semaine à venir et ne se souciait jamais de savoir s'il y avait à manger pour le vendredi soir puisqu'il mangeait toujours au restaurant avec son petit cercle intime qu'il côtoyait maintenant depuis la sorti du lycée, le dîner du vendredi soir était incontournable sauf aujourd'hui et il ne s'en félicita pas. Toujours décontenancé, il se décida de jeter un ½il sur ses prochaines affaires. Installé à son bureau il s'assoupit sur la pile de dossiers. A peine eut-il le temps de commencer un rêve que la sonnette de son appartement retentit. Toujours endormi, il peina à atteindre la porte d'entrée et ne prit pas la peine de demander le nom de la personne qui se présenta à la porte. Son humble invité ne fut autre que Kakéru. Se rendant compte que son hôte était endormi, Kakéru en profita pour le taquiner :
_ Mais c'est que notre princesse est devenue la belle au bois dormant. Suis-je le prince venant t'arracher de ton long sommeil ?!!
D'un bond Yuki se réveilla complètement (cette fois-ci), s'avança vers lui et le frappa à la tête (art de Kakéru à la puissance 10). Enfin il s'écarta invitant ainsi Kakéru à entrer sans avoir à prononcer le moindre mot.
Kakéru se déchaussa dans l'entrée et dit :
_ Komaki m'a appelée pour me dire que vous ne viendriez pas ce soir. Mais je pense que tu as plus que jamais besoin de compagnie en ce moment.
Yuki se retourna et lui lança un regard noir. « J'espère lui faire assez peur comme ça ?! » pensa-t-il
Arrivé dans le salon Kakéru découvrit une pile de dossiers désordonnée, le réfrigérateur mal fermé et une cuisine étonnamment propre et rangée.
_ Je suis ton sauveur Yun-Yun !!!
Yuki encore plus furieux se retourna et s'écria :
_ ARRETES DE M'APPELER YUN-YUN !!!
« Oups ! Je l'ai dis à voix haute » pensa Kakéru
_ Avoues que tu n'as pas vraiment l'intention de travailler, d'ailleurs te connaissant tu as probablement déjà fini. En plus, tu n'as pas bonne mine et le look rebelle en manque de tendresse ne te va pas du tout ! Viens dans mes bras, que je te console.
_ Arrêtes un peu ces bêtises ! Quand deviendras-tu plus sérieux ? Bon alors, allons rejoindre Komaki, elle doit nous attendre.
« C'était plutôt facile ! Je crains qu'il ne soit vraiment affecté par son absence. » Pensa Kakéru en évitant de monter à son ami la moindre inquiétude à son égard.
Ils sortirent tous les deux en direction du restaurant de Komaki (et oui Komaki a ouvert un restaurant avec pour spécialité la viande grillée !)

Fin du chapitre 1 : Marchons dans la neige.

H!n@
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# Posté le dimanche 27 avril 2008 10:05

Modifié le mercredi 05 août 2009 17:55