Bleach :
Chapitre 4 : Une partie de poker.
Une tempête de sable semblait se dessiner à l'horizon, elle ne pouvait l'éviter à son grand désarroi :
_ « C'est toujours quand on est pressé qui nous arrive des tuiles », pensa-t-elle.
Elle vit alors au loin une silhouette apparaître. Elle pria intérieurement pour ne pas connaître cette personne. Mais par le seul fait de traverser la tempête sans même se soucier, ne la rassura pas. Sans même s'en apercevoir elle recula, elle ne voulait pas qu'on sache où elle se trouvait, encore moins les raisons de sa présence en cet endroit. Elle continua alors de reculer, une rafale de vent emportant du sable la déstabilisa. Ses yeux lui piquaient. Lorsqu'elle put rouvrir complètement les yeux, la mystérieuse silhouette avait disparu. Elle s'en inquiéta jusqu'à ce qu'elle entende sa voix :
_ Est-ce que ça va, Alvis ? demanda la voix.
Elle se retourna et put enfin voir le visage de son interlocuteur. Elle sourit et lui sauta au cou remerciant n'importe qui pour ne pas avoir eu à se battre. Celui-ci rougit sous l'effet du geste d'Alvis :
_ Tu m'as fait peur ! lui dit-elle en le relâchant sans remarquer son malaise.
_ Désolé, réussit-il à articuler avant de reprendre son calme, ce n'était pas mon intention.
_ Une minute, comment avez-vous su où je me trouvais ? Questionna-t-elle.
_ Il serait préférable de partir, la tempête approche, annonça-t-il en essayant de détourner la conversation.
_ Je m'en fous ! S'écria-t-elle. Hors de question que je bouge avant de me l'avoir dit.
Elle croisa les bras et attendit la réponse de son interlocuteur :
_ En fait, c'était une supposition du commandant, répondit-il.
_ Et il y a d'autres personnes qui sont allées à ma recherche ? Demanda-t-elle soucieuse.
_ A vrai dire, non.
_ Et pourquoi envoyer le capitaine de la 13e division ? Continua-elle. Un simple subordonné aurait suffit.
_ Vraiment ? Dit-il peu convaincu.
_ Bien sur, assura-t-elle.
_ Mouai.
Il la regarda pour savoir ce qui l'inquiétait mais n'en tira rien :
_ On y va, je n'aime pas vraiment le sable alors les déserts.
Il sortit son sabre et ouvrit une porte avec, deux papillons de l'enfer apparurent. Les deux shinigami prirent le passage, la porte se referma sur eux.
***Flash back***
_ C'est dingue ! S'écria le capitaine de la 8e division. Si j'avais su, je n'aurai pas proposé de la laisser jouer.
_ Vous aviez tellement insisté que je ne pouvais pas refuser, capitaine, vous sembliez si désespéré, ironisa-t-elle. Mais je pensais que vous étiez au courant que je savais jouée, non ?
_ Jyuushiro ! s'écria une nouvelle fois le capitaine, viens nous aider, on est entrain de se faire plumer par les lieutenants !
_ Non merci, aujourd'hui je préfère regarder, déclara-t-il avec une pointe d'ironie dans ses paroles.
_ Je m'en doutais, c'est pour cela que tu n'as pas voulu jouer.
_ Laissez-les gagner pour une fois, dit Ukitake.
_ Hors de question ! S'écrièrent d'une même voix les capitaines de la 2e, 8e, et de la 12e division.
_ Je vois, bonne chance alors, car je pense que vous en aurez plus que besoin, annonça-t-il légèrement.
Les 3 capitaines se regardèrent perplexes jusqu'à ce qu'une voix féminine les ramènent à la réalité :
_ Quinte flush ! S'écria la nouvelle venue.
_ Ce n'est pas vrai ! On est maudit ! Déclara le capitaine Urahara. Mais comment fait-elle pour avoir autant de chance ?
Le capitaine aux longs cheveux blancs étouffa au mieux son rire, mais ne réussit pas à rester discret. Les capitaines présents lui lancèrent un regard noir :
_ Jyuushiro, qu'est-ce qui te fait rire ? Questionna Yoruichi.
_ Rien... Rien du tout.
Le capitaine de la 8e division continua de regarder son ami, mais à son grand regret, il se calma et ne put deviner ses pensées.
Les lieutenants Shiba et Sarugaki étaient eux, aux anges. C'était la première fois qu'ils gagnaient face aux capitaines :
_ Lieutenant Shi, dit Shiba les yeux pleins d'étoiles, vous êtes notre sauveuse. Je ne pensais pas que vous sauriez si bien jouer au poker. Franchement, vous me surprenez.
_ On peut se tutoyer.
_ Ok, pas de problème, en fait cela m'arrange, ria-t-il.
***Fin du Flash Back***
Ils arrivèrent à la Soul Society. Ils furent accueillis par le capitaine Kyouraku et son fidèle lieutenant :
_ Cela faisait longtemps, n'est-ce pas Alvis-chan ?
_ En effet, répondit-elle sans véritablement lui prêter attention.
Elle se décala un peu pour voir le lieutenant du capitaine Kyouraku :
_ Ouah ! C'est dingue comme elle ress...
Elle n'eût le temps de terminer sa phrase que le capitaine de la 8e division lui plaqua l'une de ses mains sur sa bouche pour qu'elle se taise :
_ Quoi ?! Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle passablement énervée. On ne peut même plus plaisanter ! Je n'a...
Elle s'écroula par terre inconsciente. Avant de ne sombrer complètement, elle vit les deux capitaines tenter de la rattraper, en vain.
Lorsqu'elle se réveilla, elle entendit une voix familière discutée avec une autre qu'elle ne connaissait pas. Elle se releva précipitamment, mais ce fut une très mauvaise idée car elle fut prit des vertiges et elle se rallongea. Une des deux personnes qui discutait s'approcha :
_ Combien de fois t'avait-on dit de ne jamais te lever précipitamment ? demanda la voix qui lui était familière.
_ Beaucoup trop, je crois, répondit-elle dans le vague.
Elle mit une main devant ses yeux car la lumière était trop éblouissante.
_ Besoin d'aide ?
_ D'habitude j'aurais dit non mais là ça ne saurait pas de refus, avoua-t-elle. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas retrouvée à la 4e division.
Son interlocuteur ferma les rideaux.
_ Que s'est-il passé pour que tu t'écroule ainsi ?
_ Je ne sais pas, mentit-elle. L'air de la Soul Society est peut-être polluée, plaisanta-t-elle.
_ Tu peux te lever, demanda-t-il.
Elle posa les deux pieds sur le sol froid et se leva sans trop de problème.
_ Allons-y. On nous attend, annonça le capitaine de la 13e division.
_ Quoi ! Je ne peux pas faire une petite sieste, s'indigna-t-elle. Bon d'accord, j'arrive.
Elle chancela en faisant un premier pas, puis s'allongea de tout le long sur le sol froid au deuxième. Ukitake se retourna et la regarda à moitié amusé et inquiet :
_ Je ne vais quand même pas te porter jusqu'à la première division, se moqua-t-il.
N'entendant aucune réponse, il s'approcha :
_ Alvis ? Tout va bien ?
Elle bougea un doigt et relava la tête. Son front laissa apparaître une belle bosse. Elle posa les paumes de ses mains sur le sol toujours aussi froid et se redressa de façon à être assise sur ce sol qu'elle détestait farouchement depuis quelques minutes :
_ Je ne peux vraiment pas faire une sieste dit-elle en faisant la moue.
_ Malheureusement non, déclara-t-il tout en essayant de résister aux yeux de chiens battus d'Alvis. Nous sommes courts sur le temps, nous ne pouvons pas nous le permettre.
_ Je veux bien me rendre à cette « réunion », mais je ne pourrais pas y aller à pied pour le moment, alors à moins de savoir voler, ce que malheureusement je ne sais pas faire, même si à Noël dernier j'ai demandé des ailes intégrées, enfin bon bref... Soit, il faut me porter jusqu'à la première division soit on m'amène un fauteuil roulant.
Comprenant qu'il n'avait pas vraiment le choix, il allait l'aider à se relever quand il hésita. Elle le remarqua et lui rappela la situation dans laquelle elle se trouvait.
_ Faudrait se décider car franchement plus les secondes passent plus j'ai envie de massacrer ce carrelage gelé.
Il la prit dans ses bras pour qu'elle soit debout, et sans même la prévenir il utilisa son shunpo pour se déplacer. Ils arrivèrent devant la 1ère division en quelques instants si ce n'est quelques mouvements. Suite à ce départ plus qu'inattendu, Alvis avait une tête à faire peur aux morts eux-mêmes. Elle avait une terrible envie d'achever le capitaine mais les portes de la 1ère division s'ouvrirent pour la laisser entrer.
**Flash Back**
_ On a gagné, je n'en reviens toujours pas déclara le lieutenant Shiba.
_ Ce n'était pas très difficile, signala Alvis. Comment faîtes-vous pour perdre à chaque fois se moqua-t-elle gentiment.
_ Ils trichent, voilà tout, assura le lieutenant Sarugaki. Mais cette fois-ci la chance était avec nous, dit-elle en se jetant sur le cou d'Alvis.
_ Je ne crois pas, affirma Ukitake, n'est-ce pas Shi-san ?
Elle tourna la tête vers la fenêtre faisant mine de regarder le paysage devenu bizarrement intéressant :
_ Grillée, murmura-t-elle. C'est de leur faute aussi, ils n'avaient pas à commencer, exprima-t-elle. Sinon j'aurais joué normalement, rajouta-t-elle.
Les 4 protagonistes présents se mirent à rire aux éclats, bien contents d'avoir pour la première fois réussi à plumer trois capitaines (même Ukitake se moque c'est du joli tiens !!)
**Fin du Flash Back**
Lorsque les portes de la 1ère division se rouvrirent, elles laissèrent apparaître une jeune femme plus que mécontente. Elle passa en coup de vent devant le capitaine Hitsugaya qui était surpris de ne pas reconnaître la jeune femme. Elle continua sa route sans prêter attention aux gens qui se posaient de questions sur son identité. Elle quitta la Sereitei pour rejoindre le Rukongai. Elle s'arrêta en haut d'une colline quelconque :
_ Raaaaaaahhhhhh !!! S'écria-t-elle en s'arrachant quelques cheveux au passage. Je déteste que l'on me dise ce que je dois faire, termina-t-elle.
Dans une maison de la ville de Karakura, un père s'inquiéta de l'attitude de ses filles et de l'atmosphère qui pesait sur la ville.
Fin du chapitre 4 : Une partie de poker.
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Bonne lecture et à la prochaine ....
H@µ de la goldenpair...
